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Pour les frontaliers, la décision prise de manière unilatérale par l’Allemagne de fermer ses frontières avec la France a été perçue comme un coup de massue. Dans cette région où l’idée même de frontière avait disparue au cours des dernières décennies, les barrières ont été remises en place mi-mars. En effet, après qu’un foyer épidémique de coronavirus ait été constaté à Mulhouse, le Robert-Koch-Institut (équivalent de l’Institut Pasteur) avait décidé de classer toute la région Grand Est comme zone à risque ce qui a justifié la décision du gouvernement fédéral allemand. Seuls les travailleurs frontaliers avec un justificatif de leur employeur et les transports de marchandises sont autorisés à passer l’un des quelques postes frontières ouverts où la police contrôle chaque voiture qui veut passer en Sarre. Pour certains frontaliers, cela représente un détour de jusqu’à 50 km pour se rendre à l’un de ces points de passage. Sans compter les embouteillages induits par ces contrôles.