Ranch des bisons © DR

Le Ranch des bisons à Petit-Réderching est un élevage bio, l’un des plus importants de France, où l’animal est comme chez lui. L’exploitation accueille des visiteurs et organise le festival Tatanka, dédié à la culture de l’Ouest américain.

C’est lors de ses études que Robin Chall a fait une rencontre qui allait conditionner toute sa vie d’éleveur. À Rouves, en Meurthe-et-Moselle, il visite un élevage de bisons : c’est le coup de cœur. « Il m’a suffit de regarder cet animal puissant, plein d’allure, pour être séduit : pour moi, à la ferme, ce serait le bison sinon rien ! » raconte le jeune trentenaire, qui a repris la ferme de son grand-père en 2007. S’est alors engagé un grand travail d’aménagement, inspiré par la visite d’élevages en Europe et sur le continent américain : il a fallu préparer cent hectares de terres pour offrir espace et pâturage à cet animal dont les mâles peuvent peser plus d’une tonne, et ériger des clôtures de près de deux mètres. Le Ranch des bisons compte aujourd’hui 180 têtes, l’un des trois plus importants élevages français.

La fascination qu’exerce le grand bovidé sur Robin Chall est un phénomène partagé : après une journée « ferme ouverte » à laquelle quelque 700 curieux se sont pressés, il a décidé en 2009 d’organiser régulièrement visites commentées et safaris sur ses terres. « On fait découvrir au public la vie du bison et l’investissement que cela nécessite ; c’est très contrôlé et exigeant, car il s’agit d’un animal sauvage » explique Robin Chall. L’élevage certifié bio vend sa viande à la ferme et propose, lors des safaris, des déjeuners de steaks et burgers très appréciés des visiteurs, ainsi que du restaurant étoilé le Strasbourg à Bitche, client du Ranch des bisons.

L’ouverture au public a permis à la ferme, qui a installé quatre gîtes sur ses terres, de diversifier ses activités vers le tourisme. Elle organise aussi le festival Tatanka, où spectacle équestre, concerts et danse dans un esprit far-west ont attiré 5 000 personnes en 2018. « C’est une grande satisfaction mais aussi beaucoup de travail : on songe à passer au rythme d’un festival tous les deux ans, et on va changer la formule pour se tourner vers une découverte plus poussée de la ferme » indique Robin Chall, également président de l’association des éleveurs  Bisons de France, et qui participe chaque année à l’événement De Ferme en ferme en septembre : un autre moyen de faire vivre une profession qui constitue aussi une passion partagée avec enthousiasme et conviction.

www.ranchdesbisons.com