Sur Prime video Saison 1

Dans Upload, Greg Daniels imagine un futur où la vie après la mort est possible et se monétise. Derrière cette offre alléchante se cache en fait une dystopie des plus terrifiantes.

Bienvenu à San Francisco en 2033. Les progrès technologiques sont tels qu’il est désormais possible de vivre éternellement. Comment ? Tout simplement grâce à un programme digital de vie après la mort : ceux qui le souhaitent – mais surtout ceux qui en ont les moyens financiers – peuvent demander à ce que leur conscience soit téléchargée juste avant leur décès dans un au-delà virtuel. C’est ce qui arrive à Nathan Brown (Robbie Amel), jeune programmeur de 27 ans sur le point de mourir des suites d’un accident douteux : sa voiture, qui se conduit toute seule, a foncé à pleine allure dans un camion. Dans l’urgence de la situation, sa petite amie fortunée prend la décision de l’« uploadé » dans un paradis virtuel. Le voilà arrivé bien malgré lui à Lakeview. Dans les publicités, cet au-delà digital se vante d’être le meilleur et promet une deuxième vie douce et sans problème. Mais pour débloquer les services et avantages proposés, il va falloir y mettre le prix car rien n’est gratuit à Lakeview, pas même le décor. Nathan pourra compter sur Nora (Andy Allo), son « ange-gardien » qui travaille pour ce paradis virtuel : elle l’aidera à supporter la vie éternelle qu’il n’a pas choisie. Upload se présente sur le papier comme une comédie : écrite par Greg Daniels, à qui l’on doit notamment la version US de The Office (série comique si l’en est), l’ambiance paraît légère, le format est court (une trentaine de minutes par épisode) et il y a des blagues bien sûr. Mais les couleurs vives et les sourires Colgate des personnages ne sont que la vitrine d’une réalité bien moins drôle : même l’au-delà souffre d’un système économiquement inégalitaire, et les grandes entreprises qui vendent des paradis virtuels ne font que creuser le fossé entre les riches et les pauvres. À la manière d’un Blackmirror humoristique, Upload dénonce donc les effets d’un monde ultra capitaliste et ultra connecté, dans lequel la promesse d’une vie après la mort devient une nouvelle source d’angoisse. Un véritable enfer en fin de compte.