le-président (© DR)

Premier film en langue anglaise du réalisateur iranien Mohsen Makhmalbaf, qui vit en exil à Londres, Le Président revisite à sa manière les révolutions du monde arabe. C’est justement ce que le cinéaste avait laissé entendre, en déclarant que le sujet du film avait été inspiré par la récente destitution de plusieurs dirigeants arabes, Ben Ali, Mubarak et Kadhafi pour ne pas les nommer, mais aussi par l’accentuation de la violence engendrée dans ces pays après leur chute. Tourné en Géorgie, ce long-métrage met en lumière un président qui dirige d’une main de fer un pays du Caucase (imaginaire), et qui devra prendre la fuite après un violent coup d’État. Devenant l’homme le plus recherché, ce dictateur, incarné par Dachi Orvelashvili, tentera alors de rejoindre la mer où un navire l’attend lui et sa famille pour les mettre hors de danger. Déguisés en musiciens de rue, ils se retrouveront confrontés à la souffrance et à la haine qu’il a suscitées lorsqu’il était au pouvoir.