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Comme chaque année, le Conseil départemental de Moselle a accueilli le Préfet en session plénière pour une présentation du bilan de l’action de l’État sur le territoire mosellan.

Le 19 mars dernier, Didier Martin a donc détaillé et fait le point sur les politiques publiques déployées dans le département dans des domaines aussi divers que l’emploi, les dotations aux collectivités, la sécurité, les migrants… Bien entendu, le rendez-vous est également l’occasion pour les élus locaux de lui faire passer des messages et remonter des informations, tout spécialement sur ce qui ne va pas, ne fonctionne pas, ne convient pas. Longue est la liste : la rétrocession fiscale avec le Luxembourg, la désertification médicale, la remontée de la nappe phréatique dans le bassin houiller, la disparition de services publics en zones rurales sans oublier la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes. Le Président du Conseil départemental, Patrick Weiten est revenu sur les conséquences du projet visant à retirer aux Départements la taxe foncière sur les propriétés bâties. « Cela reviendrait à nous transformer en un simple guichet de redistribution d’enveloppes que l’on voudrait bien nous accorder, bref, une agence bancaire de l’État », a-t-il précisé. Un rôle que réfute le président qui au contraire,réclame, au contraire, à l’État, des décisions et des compétences qui confortent l’action départementale, au plus proche et au service des citoyens. Sans surprise, Patrick Weiten n’a pas manqué, non plus, de réclamer le droit à la différenciation dont à bénéficier l’Alsace. Didier Martin a écouté, entendu, pris note et a apporté quelques éclairages comme sur l’A 31 (pour rappeler que la solution à « péages » s’avère non négociable) ou sur la rétrocession fiscale (pour dire que le dossier était sur la table). Mais cela s’arrête là. Pas question pour le Préfet de s’engager dans des débats ou de faire des annonces. Ce n’était ni l’endroit, ni le moment.