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En décembre 2017, le Parti radical valoisien (PR) et le Parti radical de gauche (PRG) ont mis un terme à un schisme de 45 ans pour créer le Parti Radical et devenir une force « ouverte et indépendante ». Aujourd’hui, le mouvement s’est organisé sur l’ensemble du territoire. En Moselle, il compte plus de 300 adhérents dont une centaine dans la métropole de Metz. Un engouement que salue volontiers René Leucart, le président départemental du mouvement, qui rappelle qu’avant la fusion, les Radicaux de gauche étaient 25 et les « Valoisiens » pas plus d’une dizaine. Un « succès » qui invite à passer à « l’action ». « En tant que parti politique, nous avons bien l’intention de jouer un rôle important lors des prochaines échéances électorales, notamment les municipales de 2020 à Metz », fait savoir le parti. Comment, avec qui et quand ? Pour l’heure, la stratégie n’a pas encore été définie. « Elle sera arrêtée cet été. Mais pour le moment, nous sommes partis sur l’idée d’une liste autonome. Il est inconcevable que le centre ne soit pas représenté à Metz », a déclaré René Leucart, à la presse locale. Les prochains mois seront également mis à profit pour parfaire l’organisation et continuer à séduire de nouveaux adhérents. Pour ce faire, il est notamment question de participer et d’enrichir le débat. Le Parti Radical entend être « un acteur qui réfléchit », pour reprendre les termes d’Anne-Catherine Leucart qui a pris la présidence du cercle Jean-Moulin. Celui-ci, en charge d’organiser les prochaines échéances électorales, regroupe les Radicaux de la métropole messine. « Nous allons organiser des conférences autour de personnalités locales ou nationales », annonce déjà Patrick Gerber, vice-président du cercle.