(Illustration :  Philippe Lorin)
Sobrement intitulé Blondin, ce livre écrit par Jean Cormier et Symbad de Lassus est un hommage au célèbre écrivain et chroniqueur sportif qui est décédé, il y a 25 ans, le 7 juin 1991. Paru aux éditions du Rocher.

Ovnis dans la littérature française de l’après-guerre, dominée par la « bien pensance de gauche », les « Hussards » ont marqué la seconde moitié du XXème siècle d’une marque indélébile. Roger Nimier, ponte de l’édition, est mort jeune au volant de son Aston Martin. Jacques Laurent et Michel Déon sont devenus académiciens. Et puis, il y a Antoine Blondin, qui a finalement échappé à la gloire officielle au profit de la gloire des cœurs. Quelques romans ont suffi pour y parvenir à commencer par le fameux Un singe en hiver, immortalisé au cinéma par le duo Gabin-Belmondo. « Les histoires de Blondin sont inclassables, inoubliables, empreintes à la fois d’humour et de poésie tragique », souligne l’éditeur. À l’occasion du 25ème anniversaire de sa disparition, le 7 juin, Jean Cormier, journaliste et ami de longue date de Blondin, et Symbad de Lassus qui est le petit-fils de l’écrivain, ont tenu à rendre hommage à l’écrivain et au chroniqueur sportif. Pour ce faire, le duo a eu la bonne idée de faire appel à ceux qui l’ont connu, côtoyé ou aimé pour des témoignages. Jean Gachassin, le Peter Pan du rugby et président de la Fédération française de Tennis, Belmondo, Poulidor, Jean-Pierre Rives ou bien encore Juliette Gréco font partie de ceux-là. « On a l’impression que chez lui tout coule de source. Ce n’est qu’une impression. Son écriture est fluide, mais elle est le fruit d’un travail et d’un talent de tous les instants. Chez les mauvais écrivains, on sait très bien comment la phrase va se terminer. Les derniers mots arrivent parce qu’ils obéissent à une espèce de suite logique. Chez Blondin, non ! D’un seul coup, il bifurque. Il va ailleurs : un mot arrive, qui en entraîne un autre, de façon inattendue », écrit notamment Bernard Pivot.