Un écrivain raté qui se prend pour le héros de ses romans d’espionnage en laissant déborder son imagination devant sa machine à écrire. Bienvenue dans Le Magnifique (1973 ), où Jean-Paul Belmondo tient un de ses plus beaux rôles dans le style « tac tac badaboum » qui a fait sa réputation. La réalité et la fiction se juxtaposent dans cette comédie parodique où notre Bébel national est à la fois François Merlin (le romancier poussiéreux) et Bob Saint-Clar, espion tout droit sorti d’un roman de gare à qui tout semble vouloir réussir, du moins au début… Car ses aventures évolueront au gré des humeurs de son créateur, qui s’amourachera d’une charmante étudiante en sociologie, sous les traits de la divine Jacqueline Bisset, elle aussi partagée entre deux rôles (Tatiana-Christine). A revoir en ces temps de confinement où le droit à rêver et s’évader s’avère salutaire !