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Alors que des pays tergiversent, comme la France, le Luxembourg est le premier pays de l’Union européenne à interdire l’utilisation du glyphosate.

Au Grand-duché, l’abandon de l’utilisation du glyphosate est acté pour le 31 décembre 2020. Le retrait de l’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques contenant la substance active glyphosate intervient, quant à lui, dès ce mois de février. En vue de cet abandon, les acteurs concernés tels que les agriculteurs, viticulteurs, maraîchers ainsi que les titulaires d’autorisations ont été informés au préalable par le ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural des mesures prévues. L’abandon du glyphosate s’accompagnent de mesures financières pour les agriculteurs. « Les exploitants qui renoncent à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à base de glyphosate dès l’année culturale 2019/20 seront indemnisés dans le cadre de la prime à l’entretien du paysage et de l’espace naturel. Les exploitants qui se sont engagés à respecter cette condition recevront une compensation supplémentaire par hectare de 30 euros pour les terres arables, 50 euros pour les terres viticoles et 100 euros pour l’arboriculture fruitière », précise le ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, dans un communiqué. A noter que les vignerons luxembourgeois ont également été les premiers, au sein de l’UE, à renoncer volontairement à 100 % à l’utilisation du glyphosate et ce dès l’année culturale 2019-2020. Pour Romain Schneider, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, cette décision « a la capacité de produire un effet de levier important dans l’ensemble de l’Union européenne, sachant que d’autres pays tels que l’Autriche ont entamé des démarches similaires ». Le Luxembourg compte environ un millier d’exploitations agricoles sur son territoire.