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Dix-huit mois après avoir lancé une vaste étude visant à préparer le pays à entamer sa mutation vers une société digitale, la « Troisième Révolution Industrielle » a débuté.

« Rendre pour les générations futures le modèle économique existant plus durable et interconnecté en s’appuyant sur la convergence des technologies de l’information et de la communication, de l’énergie et des transports au sein d’un réseau intelligent ». C’est l’ambition de l’étude stratégique de « Troisième révolution industrielle » que le gouvernement luxembourgeois a confié au prospectiviste-économiste américain Jeremy Rifkin, en septembre 2015. Un peu plus d’une année plus tard, l’expert a rendu sa copie.

« Les résultats de l’étude constituent une orientation générale pour le développement futur du pays. La présentation de cette étude n’est pas la fin d’un processus, mais elle constitue le début du lancement des travaux de mise en œuvre de premières mesures concrètes permettant un développement plus qualitatif du Luxembourg », a indiqué Etienne Schneider, vice-premier ministre et ministre de l’Economie, lors de la présentation du document. Différentes projets et mesures sont ainsi lancés dans neuf domaines : l’énergie, la mobilité, le bâtiment, l’industrie, l’alimentation, la finance, l’économie intelligente ou bien encore l’économie circulaire et le secteur « social/sociétal ».

Certains projets sont déjà initiés à l’image, par exemple, de l’implémentation d’une infrastructure dans le calcul haute performance ou la promotion de l’électromobilité. Dans ce dernier domaine, le Grand-Duché a entamé l’installation de 800 bornes de recharge pour voitures électriques et hybrides rechargeables. A l’horizon 2020, 1 000 unités seront opérationnelles sur l’ensemble du territoire. Au registre des annonces figurent notamment la construction d’un Internet national de l’énergie, la promotion de l’économie circulaire par les marchés publics et la réalisation d’un « projet phare pour démontrer l’apport socioéconomique des quartiers/villes smart, durables et circulaires » (où les bâtiments ne sont pas passifs mais producteurs d’énergie).