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Comme chaque année, l’Union des Entreprises Luxembourgeoises (UEL) a publié son « Annuaire de la compétitivité ». Si le Luxembourg fait mieux que ses voisins, il n’est pas à l’abri des soubresauts de l’économie mondiale.

« En comparaison européenne, le Luxembourg a réalisé de récents progrès sur certains indicateurs hors coût, de niveau de vie et de cohésion sociale. Notamment, le nombre de diplômés de l’enseignement secondaire et tertiaire au sein de la population est en hausse et, malgré la crise, les entreprises luxembourgeoises continuent de créer des emplois, le chômage semblant se stabiliser (fin octobre, il baissait à 6,7%). Le Luxembourg maintient, en dépit d’une augmentation en début d’année, le taux de TVA le plus faible de l’Europe. De plus, cette hausse semble avoir eu un faible impact sur les prix, ce qui signifie qu’une part substantielle de la hausse a été supportée par les entreprises » souligne l’UEL dans son document. Mais le Luxembourg reste également confronté à différents défis. Le niveau de la R&D semble stagner. La fiscalité des entreprises est également un chantier primordial pour l’attractivité du Luxembourg et l’UEL espère que le Gouvernement en tiendra compte dans sa réforme fiscale. « Conformément aux accords avec le Gouvernement, il faudrait lier l’évolution des salaires à l’évolution de la productivité et non à celle des prix. Finalement il convient de soutenir l’entrepreneuriat, la création d’entreprises et plus généralement les PME qui sont les épines dorsales de notre économie, notamment en réduisant leurs charges administratives ». Si l’inflation demeure faible en Europe et au Luxembourg, notamment à cause de la chute des prix du pétrole, une hausse des prix des matières premières et la prochaine tranche indiciaire risquent de changer la donne et de détériorer davantage la compétitivité-coût des entreprises luxembourgeoises. « Même si on constate une reprise de la croissance en Europe et au Luxembourg, les Etats membres doivent rester vigilants. En effet, avec un euro faible, un prix du pétrole et des taux d’intérêts qui ne resteront pas indéfiniment bas, les performances de l’économie mondiale demeurent fragiles. Les récentes turbulences boursières, la crise de la dette publique, la baisse de la croissance en Asie ou encore les tensions géopolitiques le démontrent au quotidien », précise l’UEL.