Silvio Schembri©DR

Malte a indiqué ne plus pouvoir porter secours aux migrants présents en mer Méditerranée ou leur permettre de débarquer sur l’île en raison de la crise sanitaire.

Dès le 10 mars, Malte a choisi de se confiner. Les lignes aériennes entre l’île et les pays d’Europe ont été interrompues très tôt afin d’éviter la propagation du virus. Les Maltais sont également confinés et les contrevenants s’exposent à des amendes. Près de 1 000 résidents africains du camp de réfugiés de Hal Far ont été placés en quarantaine obligatoire, après que plusieurs cas d’infection par le Covid-19. Toujours en ce qui concerne les réfugiés, le gouvernement a fait savoir, le 7 avril, qu’il ne porterait plus secours aux migrants, en mer, et ne leur permettrait plus de débarquer sur l’île du fait de la crise sanitaire. Le 17 avril, Malte avait signalé 1.546 cas de coronavirus et enregistré 87 décès. Un point quotidien est fait par les autorités et diffusé sur les réseaux sociaux. Toute une série de mesures ont été prises pour pallier les conséquences économiques de ce confinement qui va sérieusement impacter Malte qui vit notamment du tourisme. Les prix des locations immobilières affichent déjà un net recul tandis que le nombre de personne sans emploi est en forte hausse. Tout cela a attisé des tensions entre les Maltais et les résidents, notamment lorsque le ministre de l’économie, Silvio Schembri, a indiqué que les étrangers résidants en Malte qui perdaient leur emploi, devraient quitter l’île et rentrer chez eux. Propos dont il s’est ensuite excusé. Pour rappel, Malte dispose d’un nouveau gouvernement (Robert Abela en est le 1er ministre) depuis la mi-janvier. L’ancien 1er ministre Joseph Muscat et une partie de son gouvernement ont dû démissionner car empêtrés dans des affaires de corruptions et l’affaire liée à la disparition de la journaliste Daphne Caruana Galizia assassinée en 2017.