Le célèbre Tarzan, sorti de l’imagination d’Edgar Rice Burroughs, revient régulièrement pousser son cri dans les salles obscures. Il réapparaît cette année sous les traits du Suédois Alexander Skarsgard, révélé par la série True Blood, dans une 46ème adaptation signée David Yates qui est aussi la plus chère.

« Il est Tarzan, vous êtes Jane. Il viendra vous sauver. » Depuis 1918, date de la première adaptation au cinéma du roman d’Edgar Rice Burroughs, Tarzan seigneur de la jungle, dans un film muet mettant en vedette l’acteur américain d’origine allemande Elmo Lincoln, rien n’a changé entre ces deux-là. La nouvelle mouture réalisée par David Yates, Tarzan, met aussi l’accent sur la romance entre l’homme-singe et sa dulcinée. Pour cette 46ème version, le réalisateur des quatre derniers volets de la saga Harry Potter propose une relecture de l’œuvre originelle. Après avoir grandi dans la jungle africaine et été élevé par des gorilles, Tarzan a renoué avec ses origines aristocratiques, répondant désormais au nom de John Clayton, Lord Greystoke.Le réalisateur des quatre derniers volets de la saga Harry Potter propose une relecture de l’œuvre originelle. Il mène une vie paisible auprès de son épouse Jane, jusqu’au jour où il est convié au Congo en tant qu’émissaire du commerce. Mais il est loin de se douter du piège qui l’attend. Car le redoutable belge Leon Rom est bien décidé à l’utiliser pour assouvir sa soif de vengeance et sa cupidité… Trente-deux ans après Greystoke, qui a révélé Christophe Lambert (lire autre texte), le roi de la jungle emprunte maintenant les traits d’Alexander Skarsgard, qui a dû suivre un régime draconien et avaler de la fonte pour se forger la carrure imposante du héros. L’acteur suédois, révélé par la série True Blood, n’a pas été le premier choix du cinéaste, qui avait pensé entre autres à Tom Hardy ou Henry Cavill, le nouveau Superman. Pour faire battre le cœur du bourgeois animal, il a jeté son dévolu sur Margot Robbie (Le loup de Wall Street), que l’on verra bientôt dans le très attendu Suicide Squad, après avoir là encore songé à d’autres comédiennes comme Emma Stone et Jessica Chastain. Le reste de la distribution fait dans le haut de gamme, avec Samuel L. Jackson, Djimon Honsou (Gladiator, Amistad) et Christoph Walz, qui campe une nouvelle fois le méchant de service, lui qui avait notamment tenu ce rôle ingrat, et de façon magistrale, dans le Inglourious Bastards de Tarantino. Le casting est à la hauteur de cette production gorgée d’effets spéciaux et de scènes d’action spectaculaires. La Warner n’a d’ailleurs pas été avare en consacrant un budget de 180 millions de dollars à ce long-métrage promettant d’être sombre et puissant, pour reprendre les mots de David Yates, ce qui en fait le plus cher de cette série fleuve, devant la version animée offerte par Disney en 1999, qui en avait coûté 130. Un dernier mot sur la trame sonore, qui a fait appel à Hozier, cet artiste irlandais qui a fait un carton en 2014 avec son album homonyme. La chanson phare de la bande originale, intitulée Better Love, résonne comme un cri du cœur. Lui Tarzan, elle Jane.


TARZAN EN 4 VERSIONS

On ne compte plus les adaptations de l’homme-singe au cinéma. En voici 4 parmi la cinquantaine répertoriées :
La mythique sans conteste le Tarzan incarné par Johnny Weissmuller. L’ancien champion olympique de natation a tenu ce rôle à 12 reprises. Son cri est resté célèbre.
La touche française le Greystoke réalisé par le Britannique Hugh Hudson (1984), qui a mis sur orbite la carrière de Christophe Lambert, très convaincant dans ce rôle. Le film attirera plus de 3 millions de spectateurs dans les salles.
La familiale la version signée Walt Disney en 1999, qui a sans doute souffert de la comparaison avec Le livre de la jungle. Le 59ème long-métrage animé de la compagnie n’a pas fait d’étincelles lors de sa sortie. La suite, guère plus convaincante, passera directement par la case DVD en 2005.
La décalée George de la Jungle (1997), avec dans le rôle principal l’acteur Brendan Fraser, et qui a aussi donné lieu à un dessin animé. Tarzan sous l’angle de la comédie… et un flop à l’arrivée.