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(© 123RF)
Le 13 octobre prochain, les entreprises du Grand-Est et des pays voisins se donnent rendez-vous au Salon à l’Envers de Lorraine et du Grand Est, à Thionville. Lancé il y a 20 ans, le concept continue de cartonner. 

L’an dernier, à l’occasion de la 20e édition, le Salon à l’Envers de Lorraine, a établi un nouveau record de fréquentation avec 208 exposants accueillis, dont une petite trentaine venue des pays voisins. Le rendez-vous a également attiré 2 000 participants et généré 5 000 contacts d’affaires en une seule journée. Voilà qui confirme si besoin était que ce « rendez-vous des affaires sans rendez-vous » pour reprendre son slogan, s’affirme, au fil des ans, comme un événement économique incontournable de la Grande Région.

Ce succès, la manifestation créée en 1996, la doit à l’originalité du concept imaginé par son organisateur, l’association ELN « Entreprendre en Lorraine Nord » qui fédère 130 chefs d’entreprises de la région. Lors du Salon à l’Envers de Lorraine et du Grand Est, son nouveau nom à compter de cette année, les acheteurs ne sont pas les visiteurs. Une formidable opportunité pour un commercial ou un dirigeant de rencontrer, sur une journée, des dizaines de prospects.Les acheteurs, ce sont les exposants qui sont tous des responsables achats de grands donneurs d’ordre de la Grande Région. Et les visiteurs, ce sont des entreprises qui commercialisent des produits et des services susceptibles de répondre aux besoins exprimés par les exposants. C’est donc une formidable opportunité pour un commercial ou un dirigeant de rencontrer, sur une journée, des dizaines de prospects qu’ils mettraient des mois à démarcher.

À cette judicieuse mise en adéquation de l’offre et de la demande, s’ajoute également un programme d’animations, chaque année renouvelé, autour du sport et de la culture. Pour la 21e édition, c’est le cinéma qui sera à l’honneur ainsi que le cyclisme. Un tour de Thionville du Commerce figure au programme. À l’heure où le territoire prend une nouvelle dimension avec la création de la région Grand Est, ce qui ouvre de nouveaux horizons en matière de collaborations et d’activités économiques transfrontalières, le Salon à l’Envers de Lorraine et du Grand Est conforte sa dimension européenne.

Cela se traduit, comme chaque année, par la présence d’exposants et d’entreprises du Luxembourg, de Suisse, de Belgique et d’Allemagne mais également par la signature, lors du Salon, d’un partenariat inédit avec le Consulat Général d’Autriche à Strasbourg visant à favoriser le développement d’affaires avec les entreprises de ce pays. De nouvelles opportunités à saisir… 

Pour tout savoir : www.salonalenvers.org



3 QUESTIONS À… JEAN-PIERRE GEORGE, président d’Entreprendre en Lorraine Nord (ELN)

Jean-Pierre George(©Gérard Legrand)Le Salon à l’Envers de Lorraine a battu un record de fréquentation, l’an dernier. Est-ce que cette hausse du nombre de visiteurs et d’exposants s’accompagne également d’une diversification en termes de secteurs d’activités et d’origines géographiques ?

Lors de la première édition, il y avait 35 exposants contre plus de 200, en 2015. C’était alors majoritairement des représentants de l’industrie et de grands groupes. EDF, ArcelorMittal ou bien encore PSA et SOVAB étaient de la partie. Au fil du temps le salon s’est ouvert tant sur le plan géographique puisque nous accueillons des visiteurs et des exposants des régions et des pays voisins, notamment du Luxembourg, qu’en ce qui concerne les secteurs d’activités. Les services, y compris des TPE, sont aujourd’hui également bien représentés aux côtés de l’industrie, au sens large du terme.

Le rendez-vous s’intitule désormais Salon à l’Envers de Lorraine et du Grand Est. Un changement de nom qui s’accompagne de nouvelles ambitions ?

Nous rayonnons effectivement de plus en plus loin comme le confirme, cette année, la présence de l’Autriche, par exemple. Cela vaut, bien entendu, également à l’échelon de notre nouvelle grande région avec la participation de grands groupes alsaciens notamment, comme Clemessy. Notre région a pris une nouvelle dimension, nous entendons être un rendez-vous économique incontournable, à l’échelon de ce nouveau territoire.

ELN est l’un des initiateurs de RE@GIR? Quels sont les ambitions et les objectifs de ce « réseau de réseaux » ?

ELN est l’une des 5 associations d’entreprises à l’origine de RE@GIR*. La situation tant économique que politique de notre pays est compliquée. Les entreprises souffrent. Ce qui est mauvais pour l’économie mais pour la société toute entière. Ce sont les entreprises qui créent des richesses et des emplois. Il est donc primordial que nos réseaux de décideurs se rapprochent pour dynamiser l’économie de proximité, pour impulser de nouvelles collaborations mais également se positionner comme une force de propositions, complémentaire à l’action politique. La solidarité doit être renforcée. Ensemble, nous serons plus forts. Si nous ne faisons rien, la situation risque de se dégrader et c’est tout notre territoire qui en subira les conséquences dramatiques. Il faut agir. Les chefs d’entreprises en sont bien conscients puisque RE@GIR fédère déjà 24 associations de dirigeants de la région Grand-Est.

* ELN, le Gimest, le Club affaires du Château, le Réseau 57 Grand Est et Energic 52-55