© Aurélien Bergot

Plus de 500 invités sont présents pour le mariage. Rien que du beau monde de la bourgeoisie lyonnaise et genevoise. Et pour cause, Louise doit épouser un riche descendant de l’aristocratie lyonnaise, Charles-Constant Cotton du Puy-Montbrun. Bref, tout est parfait. Si ce n’est que la fiancée choisit de s’éclipser avant la cérémonie. Le banquet est tout de même maintenu puisque tout est prêt. Les invités tentent alors de comprendre qui est Louise. Le taux d’alcoolémie augmentant, le « beau monde » se dévoile et s’avère, finalement, pas si beau que cela… C’est le « pitch » du dernier livre de Laure Mi Hyun Croset. Un ouvrage qui marque, une étape, pour la jeune auteure genevoise puisque c’est le premier qui est édité par une maison qui a pignon sur rue « Albin Michel ». « Un conte de fée », confie-t-elle à ce sujet. Son aventure littéraire remonte quant à elle en 2010, avec la publication d’un recueil de nouvelles Les velléitaires qui racontent des tranches de vie de différents personnages. Suivront une autofiction Polaroïds qui relate, sous la forme de fragments, l’histoire de hontes vécues comme autant de moments de solitude. Il convient encore de citer On ne dit pas « je » !, un livre qui raconte, sans jugement ni condescendance, le parcours de vie d’un ancien toxicomane ayant réussi à s’en sortir en montant, notamment, un label de musique électronique. Parallèlement à ses activités d’écrivain, Laure Mi Hyun Croset qui a fait des études de lettres, travaille comme critique culinaire, chroniqueuse, correctrice et rédactrice indépendante.

Le Beau Monde, aux éd. Albin Michel