l'astragale1 (© DR)Cinq ans après son premier long-métrage, Les Mains libres, Brigitte Sy revient derrière la caméra en adaptant le roman autobiographique d’Albertine Sarrazin, L’Astragale, publié en 1965 à titre posthume. Un ouvrage qui révélait la vie mouvementée de cette écrivaine morte à seulement 29 ans, qui avait fini derrière les barreaux après un hold-up commis à 16 ans et qui avait mal tourné. Ce récit singulier avait déjà fait l’objet d’une version pour le cinéma, il y a 46 ans, avec dans le rôle-titre la comédienne Marlène Jobert. C’est en s’évadant de prison, une nuit d’avril 1957, après avoir sauté du mur de l’enceinte carcérale, qu’Albertine se brise un petit os du pied, l’astragale. Elle sera ramassée par un malfrat local dont elle finira par tomber amoureuse. En plus de la cacher, ce dernier lui trouvera une autre identité pour lui éviter une vie en cavale. Tourné en noir et blanc, L’Astragale marque les retrouvailles de Leïla Bekhti et Reda Kateb, six ans après leur collaboration dans Un prophète de Jacques Audiard.