Le Cirque du Soleil, institution mondiale nourrie par de nombreuses cultures et nationalités, porte un message humaniste et fraternel au sein de créations toujours plus spectaculaires. Avec Varekai, les artistes invitent le public à s’enfoncer au cœur d’une jungle étrange peuplée de créatures fascinantes. Du 17 au 21 février à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette.
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« Le mélange de cultures est la plus belle chose qui soit dans le monde du cirque. », s’enthousiasme Michel Smith, directeur artistique du Cirque du Soleil. (© Le Cirque du soleil)

De la petite troupe d’une vingtaine de saltimbanques fondée par Guy Laliberté en 1984 à Baie Saint-Paul, près de Montréal, c’est aujourd’hui une compagnie de plus de 1 300 artistes, et une véritable entreprise de divertissement comptant au total 4 000 membres, qui sillonne le globe sous le nom du Cirque du Soleil. En 2015, pas moins de 19 spectacles sont en tournée partout dans le monde. Varekai, sous-titré Les Contes de la forêt, né en 2002, a connu de nombreuses évolutions au fil des années. « Comme dans la mode, les goûts du public changent, et la technique évolue : même si nous en préservons l’esprit, vous ne verrez jamais deux spectacles identiques d’une année sur l’autre » explique Michael Smith, directeur artistique du Cirque du Soleil.
Dans Varekai, on retrouve Icare tombé du ciel au cœur d’une forêt mystérieuse située au sommet d’un volcan, dont les habitants vont tenter de l’aider à surmonter sa détresse et à reprendre son envol. Pour imaginer cette intrigue, le metteur en scène Dominic Champagne s’est inspiré d’une chute qu’il a lui-même vécu et qui a failli le rendre invalide. « L’idée est que surmonter l’adversité peut permettre de s’élever encore plus haut qu’avant, et que s’entraider est un moyen de s’accomplir et de se dépasser, précise Michael Smith. Chaque spectacle véhicule un message humaniste et universel. » Sur terre et dans les airs, entre inventivité et performances physiques et acrobatiques, on croise les personnages de la Vigie et du Guide, perturbateurs notoires de la vie des habitants de Varekai, l’envoûtante Promise ou encore un impressionnant mentor évoluant sur béquilles qui aidera Icare à redresser la tête. Sur d’immenses balançoires russes, sur des surfaces glissantes où les créatures évoluent comme sur un lac gelé, à travers des numéros de danse géorgienne, de jonglerie ou de bâton, on assiste à une véritable débauche de performances circassiennes.
Les sources d’inspiration du Cirque du Soleil, compagnie sans frontières (on trouve 19 nationalités différentes dans la troupe de Varekai), viennent des quatre coins du globe. « Ce mélange de cultures est la plus belle chose qui soit dans le monde du cirque, s’enthousiasme Michael Smith. On apprend beaucoup les uns des autres. Chacun a sa force et sa spécialité, car nous venons de disciplines et de pays différents, et nous mettons à profit cette diversité… comme dans Varekai. » À travers sa scénographie, sa musique originale, ses costumes et des performances hors du commun entre les arbres géants de la forêt, c’est une expérience majestueuse et sensible que nous propose cette création du Cirque du Soleil. 

Le 17 au 21 février à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette
www.rockhal.lu


3 QUESTIONS À…Kateryna Sytnikova et Anastasiya Melchyneko – Artistes du Cirque du soleil

Pouvez-vous nous parler de votre interprétation au sein de Varekai ?

Il y a de nombreuses interactions entre nos deux personnages dans Varekai, où l’harmonie et la coopération sont des thèmes centraux. Chacun peut apporter à son rôle ses compétences et sa sensibilité, au-delà de la notion de performance.

Comment les interprètes participent-ils à faire évoluer le spectacle ?

C’est un travail permanent. Il y a sans cesse du mouvement, on ne s’ennuie jamais ! L’équipe entretient des relations très étroites, il y a une vraie connexion : cela facilite les choses sur scène.

Vous travaillez ensemble depuis de nombreuses années au sein de l’équipe nationale de gymnastique ukrainienne. Que vous a apporté cette incursion dans l’univers du cirque ?

Le rapport au public n’est pas le même, on peut lui offrir des choses différentes par rapport au monde du sport. Au sein du Cirque du Soleil, qui a intégré notre complicité très forte, les échanges, enrichissants, et l’ambiance très amicale nous plaisent beaucoup.