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Ne dites pas à Lianne La Havas qu’elle est chanteuse de soul. Pour la jeune femme de 25 ans, née à Londres d’un père grec et d’une mère jamaïcaine, la musique n’est pas affaire d’étiquettes, surtout pas lorsqu’il s’agit d’utiliser un raccourci culturel pour la définir. Dans Blood, son second album, il est largement question d’identité, de famille aussi, redécouvertes lors d’un voyage en Jamaïque, épiphanie aussi bien musicale que personnelle. Elle rend hommage à ce pays dans la chanson Green and gold, au sein d’un disque qu’elle a élaboré sous le regard bienveillant de Prince, devenu un ami et une source d’inspiration sur cet album luxuriant et raffiné, auquel l’homme en violet a collaboré. C’est bien une succession d’univers emplis de l’âme de la chanteuse, que l’on compare parfois à Lauryn Hill, que nous traversons à l’écoute de Blood. Il s’en dégage une grande assurance et une volonté inflexible de s’affirmer en tant qu’artiste et être humain : nous assistons ici, avec émotion, à l’ascension d’une véritable lady.

Le 20 mars à L’Atelier à Luxembourg.
www.atelier.lu