Le Club du lundi

Le 12 janvier dernier, au Garden Golf de Metz technopole, la première invitée, cette année, du Club du lundi a été Nathalie Griesbeck, habituée des déjeuners depuis leurs prémices. La députée européenne et conseillère générale de Moselle MoDem en est d’ailleurs un peu la marraine. Une marraine qui renonce à se présenter dans son canton cette année.
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( © Mensuel L’Estrade)

L’eurodéputée venait d’annoncer la veille avoir « pris la décision de ne pas [se] représenter dans le Canton de Metz III à l’occasion des élections départementales à venir », cela en évoquant tant des raisons de santé que la nécessité de « concentrer [son] action et [son] énergie » sur le « renforcement de l’Union européenne, y compris en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, tout en renforçant nos libertés ». Cette résolution intervenant quelques jours après les attentats du 7 janvier, les vœux de l’édile étaient teintés de tristesse, toutefois Nathalie Griesbeck n’étant pas de ceux qui se laissent abattre, elle a rappelé les valeurs fondamentales qui ont assis son investissement en politique et fondent encore son action. « L’action est sœur de l’utopie», a-t-elle martelé pour mieux marquer son engagement au sein des institutions où elle est élue. Elle considère l’Europe comme « notre seule solution », tant pour la création d’emplois que pour le rassemblement des peuples.

Celle qui fut la plus jeune conseillère générale de France a tenu à rappeler les atouts dont dispose la Lorraine et l’obligation qui est sienne à Bruxelles et Strasbourg, de contribuer au développement économique et social, en termes d’emploi notamment, de cette dernière. C’est également avec un certain esprit critique sur les institutions dans lesquelles elle œuvre depuis des décennies, que l’eurodéputée a réaffirmé sa volonté de travailler à alléger une bureaucratie éprouvante pour toutes les parties. L’élue est en outre désireuse de mieux mettre à profit les fonds alloués par l’UE à la région ALCA comme à « dépasser les querelles et avancer » vers un fédéralisme européen et un « développement économique par la coopération ». Nathalie Griesbeck a également abordé l’actuelle crise de foi subie par la classe politique dans son ensemble, et si elle entend assumer ses responsabilités en tant qu’élue, elle déplore que les scores du Front National aux dernières élections européennes aient été si forts, alors même que les trois seuls députés du parti lors du précédent mandat n’avaient « participé au travail d’aucune commission parlementaire ». Interrogée par l’un des convives sur l’armada juridique européenne qui « écrase les entrepreneurs », l’élue a, une fois de plus, évoqué son souci d’alléger et réformer le droit du travail en France pour mieux créer des emplois. Et si elle est consciente des failles de l’Europe, elle a rappelé que l’État français se devait également d’assumer sa part. Les « dédits en terme d’écologie comme avec Ecomouv », le « déni de réalité économique » et l’absence de diversité des profils socio-économiques parmi les élus sont, selon elle, au cœur de la crise des institutions politiques.

Enfin interrogée sur la culture, l’élue centriste a évoqué tant sa nécessité intrinsèque dans le contrat social que sa contribution au développement économique à tous les niveaux. Dans cette perspective, elle souhaite voir toutes les collectivités territoriales « autour de la table » pour en assurer la pérennité.

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À NANCY LE 9 FÉVRIER 2015

© DR

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C’est Mathieu Klein, président socialiste du Conseil général de Meurthe-et-Moselle qui sera l’invité du Club du lundi. Figurant parmi les plus jeunes présidents de départements de France, l’élu est engagé depuis l’âge de seize ans dans la politique et le syndicalisme, ainsi qu’au sein d’associations de lutte contre l’homophobie. Membre du Parti socialiste depuis 1992, il est élu conseiller général dans le canton de Nancy-Nord en 2004, puis réélu en 2011. En mars 2014, il est battu aux élections municipales de Nancy par Laurent Hénart. Alors vice-président délégué à l’éducation et à l’innovation citoyenne au Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, il prend, peu de temps après, la succession de son mentor et ami le président Michel Dinet, tragiquement décédé, la tête du Conseil Général.


VIE DU CLUB

Le Club du lundi, qui a débuté à l’hôtel club de St-Max voilà plus de sept ans, réunit tous les premiers lundis du mois quelque 350 chefs d’entreprise, présidents d’association autour de personnalités publiques. Si l’association est essentiellement composée de Meurthe-et-Mosellans et trouve son épicentre dans le bassin nancéien, elle délocalise régulièrement ses rendez-vous informels dans d’autres chefs-lieux régionaux tels Épinal et Metz pour mieux accueillir d’éminentes personnalités de Lorraine. Ainsi, si les déjeuners-débats mensuels organisés par le club ont régulièrement lieu à la Ferme Sainte-Geneviève de Dommartemont, il n’est pas rare qu’ils se tiennent dans d’autres villes de la région. Pour rejoindre le club, une cotisation annuelle est demandée. À cela s’ajoutent les additions pour les déjeuners, qui sont à régler à chacun des rendez-vous du lundi auprès du restaurant choisi par l’association. En marge des débats du lundi, des soirées dansantes et autres rendez-vous informels sont régulièrement organisés.

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