(©Esther Hase)

C’est une habituée des rives de l’Alzette que la Philharmonie Luxembourg recevra le 11 avril dans la salle de musique de chambre. Nulle autre que la mezzo-soprano d’origine tchèque Magdalena Kožená, qui y a donné récemment trois représentations de formats variés dans le cadre d’une résidence, notamment un concert de musique de chambre aux côtés de son mari et chef d’orchestre Sir Simon Rattle (qui l’avait alors accompagnée au piano), où elle avait entre autres repris la pièce Mélodies tsiganes, de son compatriote Antonin Dvořák. Le compositeur et principal artisan de l’Ecole nationale tchèque sera à nouveau au programme de la prochaine soirée, elle aussi consacrée à la musique de chambre. La soliste y interprètera Chants d’amour op. 83, avec pour partenaire cette fois le pianiste allemand Hendrick Heilmann. Le récital comprendra aussi des œuvres de Robert Schumann (Gedichte der Königin Maria Stuart) et Arnold Schönberg (Cabaret Songs).  On ne présente plus cette artiste lyrique de réputation internationale, elle qui a fréquenté les plus belles salles du monde et collaboré avec les chefs les plus illustres, que l’on pense récemment au Français Pierre Boulez, disparu récemment. Reconnue pour donner du charisme et de l’éclat à ses rôles (ceux des opéras de Mozart contribueront à bâtir sa réputation), Magdalena Kožená a su séduire public et critique par sa profonde musicalité, sa voix et sa beauté. Cette étoile de la musique classique, souvent comparée à Cécilia Bartoli, compte également une importante discographie sur le prestigieux label Deutsche Grammophon, qui l’a mise sous contrat dès le début de sa carrière, en 1999. Sur don dernier album, intitulé Monteverdi, sorti en février dernier, elle a pour partenaires La Cetra, un orchestre d’instruments anciens réputé, ainsi que le chef d’orchestre italien Andrea Marcon, un grand amoureux, comme elle, de la musique ancienne.

Le lundi 11 avril à 20h
Salle de musique de chambre de la Philharmonie Luxembourgg
www.philharmonie.lu