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La Sarre compte nettement moins de décès dus au coronavirus que sa voisine française du Grand Est. Les capacités hospitalières sont loin d’être saturées.

Ironie du sort, le premier cas de coronavirus déclaré en Sarre l’a été au sein même d’un établissement médical. Un pédiatre du CHU du Hombourg avait été contaminé par un collègue lors d’un colloque dans une autre région. A l’heure d’aujourd’hui, il est guéri et a même repris son travail. C’est début mars que la maladie a commencé à circuler dans la région. D’abord rapidement, sa propagation a cependant pu être ralentie par des mesures importantes de mise en quarantaine et des dispositions de distanciation sociales appliquées relativement tôt. A l’heure d’aujourd’hui (dimanche 19.04, 11h), la Sarre compte 2327 cas déclarés de coronavirus et 100 décès pour une population de presque un million d’habitants. Près de la moitié des cas (1021 malades et 67 décès) ont été enregistrés dans la capitale Sarrebruck et sa banlieue. A noter que comme chez les voisins européens, on constate ici aussi une concentration de décès dans des maisons de retraite où vivent les personnes à risque. Dans l’ensemble de la Sarre, plus de 1000 personnes sont considérées comme guéries. Même si les autorités restent prudentes, le nombre de patients atteints augmentent plus lentement ce qui pourrait signifier que le pic de l’épidémie a été atteint sinon dépassé. Un indice est le nombre de personnes testées. Pour passer un test, il faut une ordonnance du médecin généraliste qui dirige une personne ayant des symptômes et/ou un contact avec un malade avéré vers l’un des centres drive-in de tests. Fin mars, la Sarre avait mis en place jusqu’à six centres. La moitié est maintenant fermée faute de personnes à tester. Les hôpitaux et cliniques, qui ont déprogrammé toutes leurs interventions non urgentes, restent en état d’alerte mais sur les presque 600 places disponibles en soins intensifs, seules environ la moitié sont pour l’instant occupées.