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Alors que l’épidémie de coronavirus semble être largement sous contrôle en Sarre, elle pèse de nouveau sur les relations transfrontalières avec les voisins luxembourgeois.

Avec une dizaine de cas actifs, le coronavirus semble être en net recul chez nos voisins sarrois. Même si le port du masque et le respect des gestes barrière sont toujours de mise, la vie a repris son cours presque normalement. Malgré le nombre bas de nouvelles infections, le Land de Sarre a décidé d’intensifier ses campagnes de tests. D’ici la fin de l’année, une invitation à se faire dépister devrait être envoyée à tous les enseignants et au personnel des crèches et des maisons de retraite. Les élèves devraient également pouvoir être testés. Tout nouveau résident admis dans une maison de retraite devrait aussi passer un test. Un centre de dépistage doit être installé prochainement à Sarrebruck avec une capacité pouvant monter jusqu’à 750 tests par jour. Si l’épidémie semble être maîtrisée en Sarre, elle reprend de plus belle au Grand-Duché avec plus d’une dizaine de nouveaux cas détectés chaque jour. Cette hausse significative est due à la fois à des fêtes privées au cours desquelles les gestes barrière n’ont pas été suffisamment respectés mais aussi au testage massif entrepris par les autorités luxembourgeoises qui permet de recenser un bon nombre de cas asymptomatiques qui seraient sinon restés sous le radar. Et pourtant, c’est ce nombre de cas en augmentation qui a poussé les régions allemandes frontalières, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat, à prendre des mesures restrictives vis-à-vis du Grand-Duché. Si les frontaliers ne devraient rencontrer aucun problème pour aller travailler, les Luxembourgeois sans motif impérieux ne peuvent se rendre dans ces régions que s’ils ont un test négatif au coronavirus remontant à 48h au maximum. Cependant, contrairement à ce qui s’était produit au plus fort de l’épidémie en mars, les contrôles aux frontières ne devraient pas être rétablis pour éviter de relancer les tensions entre les pays voisins.