Roland Theis © DR

217 millions d’euros ont été débloqués par Bruxelles pour la Sarre lors de l’actuelle période de financement 2014-2020 (sans compter les fonds issus de la PAC).

Et pourtant les élections européennes ne passionnent pas forcément les Sarrois puisque le taux de participation tournait lors des précédents scrutins autour des 50 %. Cette année, la date tombant le même jour que l’élection municipale dans 34 des 52 communes de Sarre, ils devraient cependant être plus nombreux à se déplacer pour aller voter. Le 26 mai, ils auront l’embarras du choix puisque 40 partis se présentent pour les représenter au Parlement Européen. En plus des partis classiques, de nombreux micro-mouvements tentent leur chance comme par exemple plusieurs partis de protection des animaux, le parti des humanistes ou encore celui pour la recherche médicale. Leurs listes sont communes à toute l’Allemagne, c’est-à-dire que ces formations n’ont pas de candidats issus de Sarre. Seul le parti conservateur CDU a des listes par Land, les sièges étant ensuite redistribués au sein du parti selon le nombre de voix obtenues par chaque liste. En Sarre, elle est menée par Roland Theis, l’actuel secrétaire d’état aux affaires européennes. Rien ne garantit cependant que la CDU obtiendra assez de voix pour lui permettre de siéger à Bruxelles. Même incertitude pour Jo Leinen (SPD) qui représente la Sarre à Strasbourg depuis 1999. Il figure à la 20ème place sur la liste des socio-démocrates menée par l’actuelle ministre fédérale de la justice Katharina Barley. Pour que le candidat sarrois conserve son mandat européen, il faudrait que son parti dépasse les 20 % des suffrages, ce qui n’était pas le cas s’il on en croit les dernières estimations. Ironie du sort, la Sarre région située au cœur de l’Europe risque donc de se retrouver sans voix au sein de son parlement. Afin d’éviter cela et de rappeler l’importance de ce scrutin à la population, plusieurs initiatives citoyennes comme les Jeunes Européens fédéralistes et Pulse of Europe battent le pavé depuis des semaines afin d’obtenir la mobilisation la plus large possible en faveur des partis pro-européens.