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Après la Belgique et la Lorraine, c’est au tour de la Rhénanie-Palatinat de demander au voisin luxembourgeois des compensations financières.

Comparé au nombre de frontaliers venus de Lorraine, ceux qui viennent tous les matins de Rhénanie-Palatinat pour travailler au Luxembourg sont bien moins nombreux. Quoi qu’il en soit, le Land allemand commence à trouver que les recettes fiscales qui lui échappent sont trop importantes. Environ 30 000 habitants de Rhénanie-Palatinat travaillent au Luxembourg et y payent donc leur impôt sur le revenu.  Autant d’argent qui manque dans les caisses côté allemand pour financer les écoles, les crèches, les hôpitaux ou les routes que les frontaliers utilisent sur leur lieu de résidence. Selon la ministre des finances de Rhénanie-Palatinat, Doris Ahnen, qui reconnait que l’impact du Grand-Duché sur le marché de travail frontalier allemand est très positif, ce manque à gagner dépasserait les 50 millions d’euros. Les arrondissements les plus concernés sont ceux de Bitburg, Sarrburg et de la ville de Trèves. Cette dernière avait déjà tenté il y a quelques mois d’entreprendre des démarches dans ce sens dans un élan commun avec Metz. Comme la situation concerne plusieurs arrondissements de Rhénanie-Palatinat, le Land voudrait amener le gouvernement fédéral à intercéder en sa faveur auprès du Grand-Duché.  Pour l’instant, Berlin n’a pas donné suite à la demande de la Rhénanie-Palatinat. Et malgré l’existence d’un accord bilatéral de ce type avec la Belgique, la position du Luxembourg quant au paiement de compensations financières aux communes allemandes ne devrait pas plaire aux maires concernés.  Si le gouvernement du Grand-Duché est ouvert à des investissements sur les infrastructures utilisées quotidiennement par les frontaliers comme les autoroutes, les lignes de train ou les aires de covoiturage, il exclut des versements purs et simples sur le compte des communes allemandes.