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« Ni mon honnêteté, ni ma bonne foi ne sont en cause (…)Vingt ans de harcèlement judiciaire ne m’ont jamais fait renoncer ni à mes objectifs, ni à mon action pour mes concitoyens. Ce nouvel acte renforce ma détermination ». Ces mots sont extraits de la page Facebook de François Grosdidier, sénateur de Moselle, suite à sa mise en examen pour « prise illégales d’intérêts » et « détournements de fonds publics » par la chambre de l’instruction de la cour d’Appel de Nancy. Pour comprendre, zoom arrière. En février 2013, Philippe Mousnier, adversaire malheureux de François Grosdidier aux cantonales de mars 2011, dépose plainte contre François Grosdidier, alors député et maire de Woippy. Il l’accuse d’avoir alors utilisé les fonds publics de sa réserve parlementaire afin de subventionner l’association Valeur Écologie qu’il présidait. L’argent aurait alors été « détourné » par François Grosdidier afin de financer ses campagnes électorales. L’instruction s’était finalement soldée par un non-lieu, confirmé en juin 2017 par la chambre de l’instruction de Metz. Blanchi. Mais un an plus tard, en 2018, rebelote. Philippe Mousnier et l’association Anticor saisissent la Cour de cassation de Nancy qui a donc choisi de mettre le sénateur en mise en examen pour prise illégale d’intérêts et détournements de fonds publics. François Grosdidier « désamorce » d’emblée en expliquant que tout cela est lié à un revirement de la doctrine juridique relative aux parlementaires (en matière de prise illégale d’intérêts). « C’est la suite automatique de la procédure, un acte formel sur un point de droit pur alors que j’ai été blanchi des accusations de détournement. Ni mon honnêteté, ni ma bonne foi ne sont en cause », assure le sénateur pour qui son ennemi de toujours, le sénateur Jean-Louis Masson (qui est à l’origine d’autres plaintes à l’encontre de François Grosdidier) est à la manœuvre de ce « harcèlement ». Et cela, alors qu’approchent les municipales de Metz, en 2020. François Grosdidier n’est pas officiellement candidat mais tout porte à croire qu’il sera bien au rendez-vous.