En mars dernier, la Région a officialisé l’arrivée des trains à hydrogène en Grand Est via l’acquisition de 3 rames bi-mode électrique/hydrogène et 2 rames optionnelles pour un montant total de 86 millions d’euros, dont une contribution de l’Ademe, à hauteur de 16,8 millions d’euros. « 100 % propre, l’hydrogène est une solution idéale pour répondre aux défis écologiques et pour poursuivre la transition énergétique des mobilités du Grand Est », affirme la Région dans un communiqué. Dans les mois à venir, la collectivité finalisera le projet en désignant les lignes qui accueilleront les rames en question. À cet effet, plusieurs critères seront pris en compte tels que : le potentiel des dessertes adapté à la capacité d’emport du Régiolis (200 voyageurs), la facilité d’assurer l’avitaillement en hydrogène, la proximité avec un technicentre pouvant se spécialiser dans la maintenance de ces rames H2, la capacité à faire fonctionner les rames en bi-mode électrique/H2. Pour rappel, d’ici dix ans la Région devra remplacer les 35 autorails légers qu’elle utilise actuellement sur les plus petites lignes ferroviaires, d’où l’intérêt d’un déploiement (expérimental) performant. Avec désormais plus de 100 rames Régiolis commandées et l’achat des trains H2, la Région réaffirme également son engagement en vue de maintenir l’emploi et l’activité du site de Reichshoffen où seront assemblées les cinq rames Grand Est et les neuf commandées par trois autres régions : Rhône-Alpes-Auvergne, Bourgogne-Franche-Comté et Occitanie.