Soumy-La-promesse (© DR)

La mémoire du condamné est supprimée à perpétuité. Son cadavre est trainé dans les rues, face contre terre, puis il est pendu avant d’être jeté avec les immondices et les cadavres d’animaux. Voilà comment sont traités ceux qui sont jugés coupables de « s’être ôté la vie », le pire des crimes contre Dieu et le roi. À la veille de la Révolution, Jeanne est morte. Et d’aucuns l’accusent alors de s’être défenestrée. Elle doit donc être jugée. Camille, un jeune armateur bordelais, n’accepte pas que Jeanne soit ainsi traitée et incarnera la voix et le corps de sa cousine au procès. Jeanne et Camille se sont aimés autrefois, lorsqu’ils étaient adolescents. Mais le jeune homme a obéi à sa famille et s’en est allé. Non sans promettre à Jeanne qu’il reviendra. Mais la vie en a décidé autrement, il s’est marié, à une autre. Jeanne a attendu. C’est de chagrin qu’elle est morte. Voilà de quoi ravir les plus grands romantiques. Et le plaisir sera d’autant plus savoureux que ce roman est servi par une belle écriture. Ce qui ne surprendra nullement les fidèles de Jean-Guy Soumy qui, avec La promesse, signe son seizième roman « romanesque ».