Les relations entre certains pays de l’UE et la Pologne se sont sérieusement rafraichies pour cause de dérive « autoritaire ». L’Europe a, à plusieurs reprises déjà, mis en garde le gouvernement polonais, du parti conservateur et d’extrême droite Droit et Justice (PiS), pour des lois plutôt controversées. L’une d’elle vise à restreindre les compétences ainsi que les marges d’action du Tribunal constitutionnel et de l’instance publique de régulation des médias, le Comité national de la radio et de la télévision. En ce qui concerne les médias, l’ambition est clairement de renforcer le contrôle de l’exécutif sur l’audiovisuel public. Des journalistes ont d’ailleurs été virés. Présent à Bruxelles, en janvier dernier, le chef de l’État Andrzej Duda, a tenté de calmer le jeu. Il est vrai que le pays qui fait l’objet d’une enquête de Commission Juncker sur d’éventuelles violations de l’état de droit, a d’ores et déjà été sanctionné dans la mesure où l’agence de notation Standard & Poors a dégradé sa note en BBB+, ce qui n’est pas sans conséquences sur son économie. Cela dit, Andrzej Duda a également précisé qu’il n’était pas question pour la Pologne de se laisser dicter sa conduite. Si l’Europe est remontée contre le gouvernement polonais, elle semble vouloir privilégier le dialogue avec Varsovie pour régler le problème. Il est vrai que la Pologne a également un défenseur. La Hongrie de Viktor Orban a d’ores et déjà fait savoir qu’elle s’opposerait à des sanctions contre Varsovie.