Crea-diffusion.com / FAS – Val de Rueil – 2012 ©DR

La filière plasturgie est dynamique en Moselle. Y sont implantées une soixantaine d’entreprises du secteur qui emploient plus de 3 000 personnes. Les groupes internationaux sont présents comme Arkema, Total Rehau ou bien encore Safran. S’y ajoutent de nombreuses PME et PMI innovantes.  Pourquoi cette concentration ? Tout d’abord parce qu’en tant que terre industrielle, le département accueille les grands noms de l’automobile, de l’aéronautique ou de l’emballage. Ces groupes sont d’importants consommateurs de matériaux plastiques, composites et recyclés. Ils alimentent ainsi un marché de proximité particulièrement attractif et prisé des industriels de la plasturgie. La présence, sur le territoire, d’organismes spécialisés en Recherche et Développement (R&D) des matériaux avancés et composites, comme la filiale Composite Integrity de l’Institut de Soudure ou le Pôle de Plasturgie de l’Est, est également une source d’attractivité. Cela d’autant plus qu’au fil du temps, les entreprises de la plasturgie, les chercheurs et les scientifiques ont appris à collaborer pour développer des partenariats à forte valeur ajoutée. Enfin, autre atout important à souligner, en Moselle, les acteurs de la plasturgie trouvent, localement, le personnel qualifié dont ils ont besoin pour fonctionner. Le Campus des Métiers et des qualifications matériaux composites et plastiques de Moselle Est développe même des offres de formation qui répondent spécifiquement aux attentes des industriels du plastique, petits et grands. C’est tout un écosystème performant qui est ainsi dynamisé sur l’ensemble du territoire mosellan. 


Thierry Delles, Créa Diffusion à Solgne : « Nous entamons la fabrication d’une façade à Paris et d’une autre à Monaco »

Transformateur agréé du matériau Corian®, Créa Diffusion multiplie les projets sur ses différents marchés : hôtellerie, hôpitaux, particuliers… La PME de Solgne est active en France et à l’international.

« Nous venons de terminer la façade de l’hôtel Mama Shelter, à Luxembourg. C’est d’ailleurs une première car nous avons installé, avec la société Soludec, les plus grands panneaux jamais installés sur une façade : 350 pièces de 12,50m². Nous entamons la fabrication d’une façade à Paris, à la Défense, et d’une autre, à Monaco », explique Thierry Delles, dirigeant de Créa Diffusion, une PME qu’il a créée en 1988, avec son frère Laurent Delles. Certes, le contexte sanitaire et économique a pour conséquence de retarder, voire même d’annuler, certaines commandes mais l’entreprise continue de se développer. Pas de secret en la matière. Créa Diffusion met à profit son expérience et son expertise dans le domaine de la transformation de « Solid Surface » (matériau de surface durable). L’entreprise qui emploie une quarantaine de collaborateurs pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 6 millions d’euros, travaille tout particulièrement le Corian®, un matériau mis au point par DuPont de Nemours, qui cumule les atouts : hygiène, résistance, facilité d’entretien… Également facile à façonner, il a de multiples usages et applications : habillage de façades d’immeubles, fabrication de salles de bain pour l’hôtellerie, plans de travail pour les hôpitaux…« Notre clientèle se compose majoritairement d’architectes, de designers, de décorateurs et de quelques particuliers », précise le dirigeant qui, au registre de l’actualité de l’entreprise, annonce également un accord de distribution des salles de bain Créa Diffusion pour le marché suisse. Outre son expertise de plus de 30 ans et le savoir-faire des équipes, la PME basée à Solgne, s’appuie également sur des outils de pointe pour parfaire ses réalisations. « Nous avons investi dans un robot (Kuka), 6 axes, œuvrant principalement pour le ponçage des ouvrages finis, trois machines à commandes numériques, des presses hydrauliques, des presses à membranes… Nous envisageons encore investir dans une autre machine numérique à 5 axes ainsi que dans l’automatisation du chargement de notre robot », conclut Thierry Delles assurément confiant en… demain.

www.crea-diffusion.com

Jean-Michel Provot, Cytec à Faulquemont : « Notre catalogue s’enrichit d’une nouveauté avec le lancement d’un Dôme géodésique »

Installée à Faulquemont, Cytec est une entreprise spécialisée dans la transformation de matières plastiques. Outre son savoir-faire, la PME mise sur l’innovation pour continuer à se développer

Dôme géodésique© DR

«Cytec, ce sont trois entités : Cytec, Rheolia et NaturplaS », précise d’emblée Jean-Michel Provot, fondateur et dirigeant des trois sociétés. Cytec et Rheolia sont spécialisées dans la transformation de matières plastiques selon différents procédés : rotomoulage, thermoformage, extrusion… Fondée il y a trois ans, NaturplaS conçoit et commercialise, quant à elle, des éléments de décoration, réalisés en polyéthylène naturel. Cette dernière fabrique notamment de grands sapins design et lumineux qui ornent les espaces publics et autres ronds-points de nombreuses collectivités. « Notre catalogue qui comprend aujourd’hui quatre produits s’enrichit d’une nouveauté avec le lancement d’un Dôme géodésique de 5 mètres de diamètre dont la commercialisation débute. Cette nouveauté décorative a également pour intérêt d’être un support de communication particulièrement original », confie le responsable qui mise beaucoup sur ce produit pour continuer à se développer. Le trio ne manque pas d’atouts pour se distinguer. Et l’innovation en est un. 10 % de l’effectif de l’entreprise qui compte 40 collaborateurs, est affecté à la recherche et développement. Son savoir-faire reconnu et pluriel est également un sérieux avantage. « Nous réalisons 60 % de notre chiffre d’affaires dans l’automobile. Nous travaillons notamment pour Peugeot et Renault. Mais nous réalisons également des pièces, toujours sur-mesure, pour l’industrie, la signalisation routière ou le secteur agricole. Au fil des années, nous nous sommes diversifiés et sommes également actifs à l’international, notamment en Allemagne », précise le dirigeant. Enfin, au cours des deux dernières années, l’entreprise a investi dans de nouveaux matériels de pointe, notamment 0,5M€ dans une machine de thermoformage automatique. « Avec la crise, nous devons revoir nos ambitions à la baisse et nous développer moins vite que prévu mais nous continuons à aller de l’avant », indique Jean-Michel Provot qui annonce un chiffre d’affaires global de 6 millions d’euros.

cytec-europe.com

Safran Nacelles à Florange : 40 ans d’existence et une expertise approfondie des structures composites

Safran Nacelles Florange est l’un des 13 sites de Safran Nacelles et l’un des 5 basés en France. Le site mosellan conçoit et fabrique des pièces d’aérostructures métalliques et en composites pour les avions et les hélicoptères. Elle en assure le support après-vente.

© Guillaume Ramon / CAPA Pictures / Safran

« Safran Nacelles Florange réalise, entre autres, le capotage de systèmes de propulsion militaire ou aérien, l’aménagement du poste pilote, les trappes de train d’atterrissage, des pièces composites intégrées dans les moteurs d’avion dont le moteur LEAP-1A de CFM International », précise Safran Nacelles qui est une société du Groupe Safran. Safran est l’un des leaders mondiaux de l’intégration de nacelles (structures faisant l’interface entre le moteur et l’avion), de la conception à la maintenance en opérations, en passant par la production. Avec près de 23 000 matériels en service, Safran Nacelles propose une gamme de nacelles adaptée à chaque type d’aéronef : avions régionaux, avions d’affaires, avions commerciaux de plus de 100 places, moyens et longs courriers. Son savoir-faire de plus de 30 ans et son avance technologique lui permettent d’intégrer tous les composants de la nacelle et d’optimiser ainsi les systèmes de propulsion des avions. À Florange, l’entreprise emploie plus de 180 collaborateurs dans les ateliers, à la production des pièces composites, à l’usinage mais aussi dans les bureaux avec plusieurs fonctions supports, méthodes, qualité, approvisionnements et gestion des fournisseurs. « Safran Nacelles Florange a plus de 40 ans d’existence et a une expertise approfondie des structures composites. Le respect du client, l’engagement, le professionnalisme, l’excellence opérationnelle et technique, le sens de l’équipe et du collectif sont nos valeurs fortes », indique l’entreprise qui précise, aussi, que le site mosellan a développé des partenariats avec Airbus Helicopters sur le Super Puma et le NH90. Il a également intégré les projets de recherche européens ENOVAL en 2013 puis Clean Sky 2 en 2017 et participe au développement des turbopropulseurs du futur de Safran Helicopter Engines. Si l’industrie aéronautique est très lourdement frappée par la pandémie, ce qui se traduit pour Safran Nacelles par une baisse de la demande des clients, de l’ordre de 40 %, sur le site de Florange, l’activité est à l’heure actuelle relativement préservée. « Les commandes d’hélicoptères restent tirées par les missions de défense et de sécurité, qui résistent beaucoup mieux que l’aviation civile », indique Safran Nacelles qui, en 2019, a réalisé un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros et comptait près de 4 400 salariés.-

www.safran-nacelles.com

Thibaut Casteels-Seguin, Euromac 2 à Folschviller : « L’écologie est dans notre ADN  »

© www.euromac2.com / DR

Leader européen de la construction de maisons passives, Euromac 2 développe également des solutions innovantes dans le domaine de l’auto-construction responsable. L’entreprise multiplie les innovations, avec de grosses ambitions.

Euromac 2 accompagne ses clients depuis plus de 40 ans. Sise à Folschviller, l’entreprise est le leader européen de la construction passive en maison individuelle (via la marque Domindo) et habitat collectif. Euromac 2, c’est plus de 20.000 chantiers réalisés et près de 500 projets, chaque année. « Nos clients sont principalement des familles qui souhaitent construire une maison à hautes performances et qui, compte tenu de la qualité des matériaux, leur permettra d’économiser sur leurs factures thermiques et de profiter du confort d’une maison passive. Notre offre s’adresse aussi aux bricoleurs avisés qui s’appuient sur nos solutions facilitant l’auto-construction : fixation des éléments comme un jeu de construction, légèreté des blocs en polystyrène… Nous sommes le seul fabricant à proposer une solution de construction complète, aboutie technologiquement et certifiée à l’échelon européen », précise Thibaut Casteels-Seguin, Directeur Général Délégué d’Euromac 2. Loin de se reposer sur ses lauriers, l’entreprise innove en permanence afin de faire évoluer ses produits et ses offres. Les projets, Euromac 2, les enchaîne. « Sur l’exercice 2020, nous avons intégré au sein du Groupe une société d’assistance et de formation. Cette activité est indispensable à notre nouvelle orientation stratégique tournée vers le service. Nous prévoyons aussi de moderniser notre parc machines. Cet investissement nous paraît essentiel pour limiter les risques de surproduction et réduire encore notre impact sur l’environnement, notamment en optimisant le recyclage de nos déchets. L’écologie est dans notre ADN. Ces investissements sont également importants pour notre personnel. En optimisant la chaine de production, nous simplifions leurs tâches et dépénibilisons leur travail », précise le dirigeant. Au registre des grands projets, Euromac 2 a également prévu de rajeunir son image et de moderniser son empreinte digitale. « Notre chiffre d’affaire annuel est de 11 millions d’euros. La structure même de notre modèle d’affaires étant en mutation, ce chiffre pourrait rapidement revenir à son plus haut historique : 20 millions d’euros », souligne également Thibaut Casteels-Seguin. Cette ambition est notamment portée par les nouveaux actionnaires de l’entreprise. En 2018, Euromac 2 est passée sous le contrôle de Jean-Luc Seguin qui a participé à la création du groupe Babeau-Seguin (3e plus grand constructeur de maisons individuelles de France), d’Ismail Sercan, promoteur immobilier et de la famille Boisset, acteur majeur du négoce de vins en Bourgogne.

www.euromac2.com