Alphonse, libéré de prison pour raison de santé, entend demander des comptes à ses associés de naguère dont il n’a plus aucune nouvelle : Rouquemoute le poussah, Edmond Clancul et Youpe le fourgue. Problème, ils se sont carapatés. Alphonse, qui n’est pas un saint, décide alors de retrouver ses trois anciens complices afin de régler ses comptes. Mais il n’avait pas prévu de rencontrer Anne-Marie et imaginer qu’en cinq ans, les fameux « cloportes » auraient changé à ce point. Né à Paris en 1925, Alphonse Boudard est une légende de la littérature française. Résistant, il reçoit la médaille militaire. Mais après la guerre, ça se gâte un peu. Il vit de petits boulots et de petits trafics. Il glisse doucement mais sûrement vers la pègre. Cela lui a valu plusieurs séjours en prison et sanatorium, des univers dont il s’inspirera grandement lorsqu’il se mettra à l’écriture.

j’ai lu de nombreux livres de Boudard, notamment La Cerise et L’Hôpital. J’aime sa prose nourrie d’argot, ses univers interlopes et « marrants ». Ses romans étant largement autobiographiques (tout particulièrement celui-ci paru en 1962), j’apprécie aussi l’auteur pour son côté « voyou à l’ancienne ».

Aux éd. Plon