La mer à courir Jean-Luc Marty

Paul le Tahitien débarque en France pour poursuivre ses études de géographie. Il rêvait de Paris, il se retrouve dans une cité de banlieue. Dans sa valise, il y a une enveloppe que lui a confiée sa mère et qu’il doit remettre à une jeune journaliste stagiaire qui se prénomme, Virginie. Enfin, pas lui remettre, en fait, simplement la déposer pour elle à l’accueil de l’entreprise où elle travaille. Mais la curiosité changera la donne. Et la fameuse enveloppe qui contient le journal intime d’un homme qui a joué un rôle dans leur existence, va se charger de les réunir. Paul et Virginie en Ile-de-France. Mais ce livre de Jean-Luc Marty qui signe là son quatrième roman, après La Dépression des Açores, Rumba et Un cœur portuaire, dépasse largement la chronique amoureuse, aussi poétique soit-elle. C’est aussi le portrait de deux univers clos que sont la cité et l’entreprise. La première abrite tous les peuples du monde, avec ses vies de palier, ses solidarités, ses faits divers. Dans la seconde, l’économie mondialisée transforme les métiers et la presse n’y échappe assurément pas. Des univers qui se frôlent sans se rencontrer.