Le Sillon Lorrain qui fédère les villes et agglomérations d’Épinal, de Nancy, de Metz et de Thionville est candidat au label French Tech. Les acteurs publics et les entrepreneurs lorrains se mobilisent pour développer un écosystème numérique de premier ordre afin de stimuler les talents, doper la création de start-ups innovantes et assurer leur rayonnement à l’international. L’ambition de LORnTECH : faire du numérique un nouvel espace de création de richesses en Lorraine.
La Lorraine se réveille

La Lorraine se réveille (© 123RF)

Mis en place par le gouvernement français, le label Métropole French Tech a pour ambition d’identifier les métropoles les plus dynamiques en matière d’économie numérique. Autrement dit, la French Tech entend identifier l’excellence numérique à la française, à l’international. Le label French Tech s’accompagne d’une enveloppe de 200 millions destinés à aider les entreprises numériques à grandir plus vite, somme à laquelle s’ajoutent encore 15 millions d’euros visant à les aider à gagner en attractivité internationale. 

Il s’agit de multiplier par deux le nombre d’emplois dans le numérique d’ici 10 ans (soit 20 000 emplois). 

Partant du principe qu’ensemble on va plus loin, c’est un collectif qui a déposé sa candidature. Appelé Pôle métropolitain européen du Sillon Lorrain, ce réseau fédère les villes et agglomérations d’Épinal, de Nancy, de Metz et de Thionville. Et lorgne même un peu plus au nord encore puisque des connexions avec Luxembourg et la Sarre sont déjà activées. La démarche LORnTECH est le fruit d’un partenariat réunissant les acteurs privés et publics de la région, au service de l’écosystème numérique et du développement économique. Un écosystème qui n’a rien de virtuel. En Lorraine, le numérique, c’est 10 000 emplois, 2 000 entreprises parmi lesquelles des start-ups qui rayonnent à l’international, une centaine de laboratoires de recherche privés et publics, plus de 40 000 m2 de surface nette de stockage de données en Lorraine et au Luxembourg… C’est encore des lieux de formation, des outils de financement, des associations numériques, des lieux d’accueil et d’innovation. Favoriser la concrétisation des idées et la multiplication des projets, accélérer la croissance des entreprises, gagner en visibilité à l’international pour attirer d’autres talents encore, telles sont les grandes ambitions. « Les objectifs sont clairement affichés. Il s’agit de multiplier par deux le nombre d’emplois dans le numérique d’ici 10 ans (soit 20 000 emplois), d’augmenter le nombre de PME numériques de 50% d’ici 6 ans pour atteindre 4 000 PME numériques, de doubler le nombre de start-ups accélérées par LORnTECH en 3 ans, d’augmenter de 20% le nombre d’entreprises à dimension internationale d’ici 3 ans… » ont précisé Emilie Pawlak et Philippe Hénaux, le duo en charge de piloter le projet porté par le Sillon Lorrain, lors de l’officialisation de la candidature, le 13 octobre dernier, en présence de nombreux dirigeants et élus.

Chacune des quatre villes impliquées va se doter d’un site « Totem » qui délivrera des services aux entrepreneurs du numérique.

Pour ce faire, LORnTECH a mobilisé l’ensemble des acteurs concernés mais s’emploie aussi à développer des outils efficaces afin de parfaire un environnement qui va permettre de détecter les talents, d’accompagner les idées puis, le cas échéant, la création d’entreprises et leur développement en France comme à l’international. Des financements sont également prévus. La réactivité et la pertinence sont aussi garanties par la proximité. Chacune des quatre villes impliquées va se doter d’un site « Totem » qui délivrera des services (logistique, immobilier, coaching, financement…) aux entrepreneurs du numérique. Comme la Lorraine au travers du Sillon Lorrain, près d’une vingtaine de territoires ou villes ont déposé leur candidature pour faire partie de cette « équipe de France des écosystèmes numériques métropolitains ». Les premiers labellisés French Tech ont été dévoilés mi-novembre. La candidature du Sillon Lorrain n’en fait pas partie mais rien de surprenant à cela puisqu’elle n’en est qu’au début du processus. La Lorraine a encore toutes ses chances. Son potentiel est énorme. Label ou pas, la région va de l’avant.