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La forêt du Grand Est recouvre un tiers de la surface du territoire. L’abondance de bois de qualité et la diversité des essences, a favorisé le développement d’une filière bois-forêt particulièrement importante. En Moselle, elle représente 1550 entreprises qui emploient 4400 salariés. Tous les métiers du bois sont représentés, de la sylviculture à la transformation de 1ère et 2e catégories : emballage, scierie, fabrication de meubles, d’escaliers, de parquets ou bien encore de sièges… La Moselle se caractérise également par la forte présence de nombreuses PME spécialisées dans la construction bois. C’est le segment de la filière bois-forêt le plus représenté sur le territoire. La construction bois emploie, à elle seule, plus de 1 800 salariés. Une spécificité intéressante à noter quand on sait qu’à l’échelon régional, l’une des priorités est de faire du Grand Est, un territoire de référence en la matière. Dynamique, la filière bois-forêt est assurément une filière d’avenir. Toutes les entreprises mosellanes présentées dans ces pages, outre le bois comme matière première, ont en commun d’être familiales, d’innover et d’investir.


Schumacher Charpentes et Maisons Bois (à Bitche) : Spécialiste de la construction bois

Fondée en 1949, l’entreprise familiale Schumacher Charpentes et Maisons Bois confectionne des charpentes, des maisons-bois, des planchers de piscine… Reconnue pour son savoir-faire, la société se lance dans la construction de maisons en collaboration avec des artisans locaux.

« Nous n’utilisons que du bois lamellé-collé que nous nous procurons dans les Vosges et en Forêt Noire. Ce bois s’est développé lentement compte tenu de la rudesse du climat. C’est un gage de qualité car il ne bougera pas », explique Pierre Fromholtz qui, avec son frère Tanguy, dirige la société Schumacher Charpentes et Maisons Bois, sise à Bitche. À partir de ce noble matériau, l’entreprise familiale créée en 1949, confectionne des charpentes, des maisons-bois, des planchers de piscine, des abris divers ainsi que des miradors destinés aux chasseurs. L’industriel Olivier Dassault est l’un des prestigieux clients de la PME mosellane, sur ce marché de niche. Sa renommée, l’entreprise l’a construite au fil des années grâce à son savoir-faire mais également à sa quête perpétuelle d’excellence. Cela se traduit par des investissements continus dans des matériels de dernière technologie. « Nous possédons des machines à commandes numériques très performantes. On entre une poutre de 14,50 d’un côté de la machine et de l’autre, ressortent toutes les pièces parfaitement découpées selon les données fournies par notre bureau d’étude », précise le dirigeant. Elle innove également. L’entreprise Schumacher a notamment breveté une innovation : l’EcoTradi®. « Il s’agit d’une charpente réalisée en bois lamellé collé, qui représente une alternative de qualité supérieure à la charpente industrielle (Fermette). Entièrement auto-portée, elle est un allié structurel dans les constructions modernes pour libérer de grands espaces », est-il précisé sur le site internet de l’entreprise. Dans la région, elle est également la seule à réaliser des poutres en forme de I avec une portée pouvant aller jusqu’à 10 m. Toutes les pièces sont confectionnées, sur mesure, de A à Z, au sein des ateliers de la société qui s’adresse aux particuliers comme aux professionnels : couvreurs, charpentiers, maçons… « Nous nous occupons, bien entendu, de la livraison et de l’assemblage, nous sommes équipés de grues, de nacelles et de camions. Mais nous pouvons aussi, fournir l’ensemble des éléments en kit, aux professionnels et aux particuliers qui le désirent. Nous leur fournissons alors tout ce dont ils ont besoin en termes de formation et de conseils », précise le dirigeant qui compte enrichir encore son offre. « Nous sommes de plus en plus sollicités par des clients qui souhaitent que l’on s’occupe de tout, de carrément leur construire une maison ‘Schumacher’. Nous allons donc nous rapprocher des bons artisans locaux que nous connaissons bien pour développer une nouvelle activité », conclut Pierre Fromholtz. Schumacher Charpentes et Maisons Bois a embauché 3 nouveaux collaborateurs cette année portant l’effectif total à 17 personnes. La société affiche un chiffre d’affaires annuel d’environ 2 millions d’euros.

www.charpentes-schumacher.com

À Hambach, Chêne de L’Est leader sur le parquet massif

Dirigeants Chêne de l’Est©DR

Leader sur le marché du parquet massif dans le Grand Est, l’entreprise Chêne de l’Est fait rimer innovation et savoir-faire pour continuer à se développer, y compris à l’international.

Chêne de l’Est est une entreprise familiale créée en 1960 par Joseph Bach, menuisier de métier. De petit atelier artisanal, elle est devenue leader sur le marché du parquet massif dans le Grand Est. En plus de son site principal basé à Hambach, sur lequel le bois est transformé de la grume au produit fini, l’entreprise possède trois sites secondaires : un site de fabrication de parquet contrecollé (Parqueterie Lemoine) à Darney dans les Vosges, une scierie traditionnelle de taille plus modeste à Rambervillers (88), la scierie « Industrie vosgienne du bois » ainsi qu’un site de finition (France Finition) à Bouzonville, en Moselle. Grâce à cette palette d’outils et au savoir-faire de sa centaine d’employés, Chêne de l’Est est en mesure de répondre à toutes les demandes de ses clients qui sont des architectes, des décorateurs d’intérieur, des prescripteurs et des revendeurs. Et cela quelle que soit la taille, ou la nature, des projets : habitations, hôtels de luxe, restaurants haut de gamme… Les belles références de l’entreprise sont légion. « Nous faisons à la carte avec des moyens industriels. Nous proposons également les accessoires tels que les plinthes et les seuils de porte ainsi que les marches d’escaliers dans la même finition que le parquet. Nous fournissons les produits d’entretien et donnons les conseils adaptés pour garantir la longévité et la beauté du parquet », précise Raymond Bach, le dirigeant de Chêne de l’Est. Pour pouvoir répondre à toutes les exigences de ses clients, Chêne de l’Est veille en permanence à enrichir sa gamme. Chaque année, entre 150.000 et 200.000 euros sont investis en R&D afin d’innover, de créer et proposer de nouvelles finitions et collections. Peu impactée par la crise, l’entreprise va de l’avant. « Nous avons récemment recruté un nouveau commercial pour couvrir la région ouest (6 commerciaux en France) ainsi qu’un commercial exclusif pour le sud de l’Allemagne afin de renforcer notre présence sur ce pays. Il rejoint un commercial déjà en place, qui couvre le nord de l’Allemagne et l’Autriche. Cela dit, nous sommes présents à l’export dans de nombreux pays et sans limite de distance », conclut le chef d’entreprise.

chenedelest.eu

Escaliers Somme (à Dieuze) : Haut de gamme et sur-mesure

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Reconnue pour la qualité de son travail, la société Escaliers Somme est spécialisée dans la confection d’escaliers haut de gamme et sur-mesure. La PME a opéré différents investissements pour assurer son développement et profiter du dynamisme du marché de la rénovation.

Fondée en 1928, par Joseph Somme, aujourd’hui basée à Dieuze, la société Escaliers Somme est spécialisée dans la conception et la construction d’escaliers sur-mesure. Riche d’une longue histoire, la PME jouit d’un savoir-faire reconnu qu’elle s’attache à transmettre. La transmission des savoir-faire par le biais des Compagnons du Devoir et de l’apprentissage, est au cœur même de son développement. Ce souci de l’excellence s’accompagne également d’une bonne dose d’agilité, d’innovation et de créativité. Afin de proposer des produits sur-mesure au design unique, des escaliers qui correspondent parfaitement à la décoration et à l’agencement des intérieurs, l’entreprise sélectionne des matériaux de très haute qualité et fait également appel aux technologies de pointe. « L’an prochain nous souhaitons moderniser nos équipements afin de gagner en productivité, en performance, en compétitivité et surtout pour le bien-être de nos 28 salariés. L’investissement dans une cabine à vernis et dans un nouveau centre d’usinage sont nos priorités, pour 2021, sous réserve de l’évolution économique », précise Gilles Somme, le dirigeant d’Escaliers Somme. Ces projets s’inscrivent dans la continuité d’autres investissements. Récemment, la PME a investi dans un nouveau logiciel de gestion (ERP) afin de mieux étudier la rentabilité de ses chantiers, d’être plus compétitive et performante. En mai dernier, elle a également ouvert un nouveau showroom de 100 m2 sur la zone de chalandise d’Augny (57) avec pour ambition de capter la clientèle du nord de la Moselle et proche de la frontière Luxembourgeoise. « Nos clients sont, à 95 %, des particuliers », précise le dirigeant « en termes de marchés, notre champ d’action couvre toute la Lorraine mais également la région parisienne et le Luxembourg pour des projets d’exception ». À l’heure où le marché de la rénovation est en pleine croissance, la PME, soutenue par l’agence Moselle Attractivité, cumule les atouts pour s’illustrer et continuer à se développer pour ajouter de nouveaux chapitres à son histoire entamée il y a plus de 92 ans.

www.escaliers-somme.fr

Covelux (à Marange-Silvange) : Expert de l’emballage en bois

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Installée à Marange-Silvange, Covelux est une PME qui confectionne et commercialise des emballages en bois pour une clientèle d’industriels. Deux jeunes dirigeants sont aujourd’hui à la tête de l’affaire familiale : Nicolas Lux et Virginie Schwartz-Lux.

« Covelux est une entreprise familiale fondée il y a un peu plus de 50 ans, spécialisée dans l’emballage en bois. Avec mon frère, Nicolas Lux qui se charge de tous les aspects techniques, nous avons repris les rênes de l’entreprise avec pour ambition de la faire grandir encore », explique Virginie Schwartz-Lux, responsable commerciale de cette PME de 16 personnes, sise à Marange-Silvange. Le duo ne manque pas de projets. À commencer par conquérir de nouveaux clients dans le Grand-Est ainsi qu’au Luxembourg et investir dans des matériels innovants pour gagner en performances mais aussi faciliter le travail des ouvriers. Il faut savoir que si les clients de Covelux sont majoritairement des industriels, son activité reste artisanale. « Nos caisses et nos emballages en bois sont uniquement confectionnés sur-mesure, en petites séries. Nous découpons et assemblons chacune des pièces à la main. Comme nous arrivons en fin de cycle, il nous faut également faire preuve d’une très grande réactivité. C’est notre métier qui veut cela mais nous n’avons pas de visibilité au-delà d’une dizaine de jours », explique la dirigeante. Pour parfaire son offre, la PME assure également des services logistiques comme l’emballage, la mise sur palettes ou la livraison. À cette activité « emballage » qui représente environ 75 % du chiffre d’affaires s’en ajoute une seconde dédiée au négoce de bois de construction : charpente, terrasse, coffrage… C’est dans le Grand Est que Covelux s’approvisionne en matières premières et c’est également dans la région que sont installés la plupart de ses clients. « La réactivité implique de la proximité. En revanche, nos emballages voyagent. Nous sommes équipés d’un four de traitement thermique ce qui nous permet de traiter nos bois à la norme NIMP15, norme obligatoire pour assurer des livraisons dans le monde entier », conclut la dirigeante.

www.covelux.fr

Laglasse France (à Varize) : Du bois pour les tonneliers et le vin

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« Nous mettons le vin dans le bois et le bois dans le vin », explique Jérôme Laglasse, le patron de Laglasse France, une société installée à Varize, soutenue par l’agence Moselle Attractivité, et spécialisée dans le négoce et la transformation du bois.

La formule claque mais elle résume parfaitement les activités développées par Laglasse France, PME fondée par Alain Laglasse, le père de Jérôme Laglasse, en 1988. L’entreprise fabrique des merrains, autrement dit les fines planches de bois qui sont utilisées par les tonneliers pour fabriquer les fûts. Laglasse France fournit ainsi les tonneliers installés dans le Bordelais et en Bourgogne. Cette première activité représente environ 75 % du chiffre d’affaires. Pour confectionner ces merrains, Laglasse France ne travaille que du bois de chênes centenaires provenant, en grande partie du Grand Est. La matière est noble s’il en est. La confection des merrains générant des chutes de bois non conformes aux besoins de la tonnellerie, elles sont récupérées pour être transformées en copeaux, en sacs à infusion ou en staves. Ces produits sont stockés à l’air libre afin que le chêne libère ses tanins et son humidité. Après un minimum de 24 mois de maturation et différents procédés maîtrisés de chauffe et de torréfaction, ils dégagent différents arômes qui intéressent les vignerons car ils permettent de « boiser » les vins. « Cela ne se fait pas du jour au lendemain. Il ne s’agit pas de plonger du bois dans du vin. C’est un subtil et long processus qui prend des années de travail, le fruit d’une véritable collaboration entre notre équipe et le vigneron. Nous développons cette activité à la fois économique et écologique, depuis 2004. Aujourd’hui, nous avons des clients dans le monde entier », précise Jérôme Laglasse « chaque année, nous consacrons environ 40.000 euros en R&D afin d’affiner nos techniques et nos produits ». Si la crise économique complique aujourd’hui le développement de l’entreprise à l’international, pas de quoi affoler son dirigeant. « Il faut aller de l’avant. En avril dernier, un incendie a ravagé l’entreprise. Une semaine après, nous nous étions déjà réorganisés pour se remettre au travail en attendant que tout soit reconstruit », souligne Jérôme Laglasse qui emploie une vingtaine de personnes formées, en interne, aux techniques et savoir-faire « maison ».

www.laglasse.net