SORTIE LE 9 SEPTEMBRE

Imaginer Isabelle Huppert en trafiquante de drogue, il fallait oser, et Jean-Pierre Salomé l’a fait. Le réalisateur des Femmes de l’ombre l’affuble même d’une tenue qui n’est pas sans rappeler celle que portait Isabelle Adjani dans Le monde est à toi de Romain Gavras (2018). Elle va en effet devoir changer d’identité (et donc de look) pour écouler une importante quantité de résine de cannabis de très bonne qualité. Sauf que dans le monde interlope de la dope, la concurrence est forte et les ennuis ne sont jamais loin, surtout quand on mène une double vie. Son personnage à l’existence très classique a affaire régulièrement à la police, et plus précisément aux stups, qui font appel cette interprète franco-arabe pour décrypter des conversations téléphoniques. Elle basculera du côté obscur de la force en découvrant que l’un des trafiquants n’est autre que le fils de l’infirmière qui s’occupe de sa mère. Elle décidera alors de le couvrir et finira par devenir une caïd dans le milieu de la drogue. Une daronne haute en couleurs.