Marion Chrétien, Lisa Caldognetto et Claudine Pauly mettent tout leur amour du jazz dans un trio où la voix est tout, ou presque. Peu d’écriture, beaucoup de feeling : même les parties de basse sont faites à la bouche avant que le contrebassiste Jérémy Bruyère ne vienne repiquer sa partie sur des chants tressés, entremêlés qui nous clouent sur place dès les premières secondes. Il est seul aux commandes d’une partie instrumentale tout entière dévouée au rythme, à l’accompagnement de trois nanas qui mêlent à la plus pure tradition des divas jazz un esprit pop survitaminé. Sur Babillages, leur premier album sorti il y a deux ans, elles traversent les époques en reprenant aussi bien le groovy I’d rather be an old man’s sweetheart de Candi Station en 1969, Edith Piaf, que Katy Perry ou Luce : que des histoires de femmes, ici pleine de peps, agrémentées parfois de percussions corporelles ou d’un soupçon de guitare. En bonus, un « Brillant babillage » maison, étourdissant, symbole de l’énergie communicative du trio.

Jeudi 17 mai au NEC de Marly
marlyjazzfestival.com