inherent-viceVoilà un film en parfaite adéquation avec la période qu’il évoque, en l’occurrence les années 60 et leur côté psychédélique. Adaptation d’un roman de Thomas Pynchon, Inherent Vice est une comédie policière aussi enfumée que le récit. L’histoire raconte les tribulations du détective Doc Sportello (Joaquin Phoenix) qui, sans cesse sous l’influence de diverses substances, tente de se remettre du départ de son amoureuse (Katherine Waterston). Cette dernière rapplique un beau jour pour réclamer son aide. Son amant plus âgé (Eric Roberts), promoteur immobilier prospère, aurait été kidnappé. Dès lors, son ex est plongé dans une histoire abracadabrante où autorités policières corrompues et escrocs en tous genres font bon ménage. Après deux œuvres assez austères, There Will Be Blood et The Master, Paul Thomas Anderson avait visiblement envie de détendre l’atmosphère. Inherent Vice n’est pas sans rappeler Boogie Nights, mais en plus éclaté. Sur le plan visuel, c’est une réussite. Quant à l’interprétation de Joaquin Phoenix, elle s’avère fascinante.