À LA PHILHARMONIE LUXEMBOURG


Après deux albums entre soul et folk, Imany s’investit dans un projet hors-normes : Voodoo cello. Aux côtés de huit violoncelles, la chanteuse reprend des titres pop et rock entre épure et intensité, tout en défendant ses convictions.

Nadia Mladjao poursuit un parcours entamé sous le signe de la passion et de l’affirmation de soi. Française d’origine comorienne, elle s’installe à New york à 17 ans et enchaîne petits boulots et mannequinat pour financer ses cours de chant. Emerge alors une voix profonde que l’on compare à celles de Tracy Chapman ou de Grace Jones. Pour son premier album sous le nom d’Imany, The Shape of a Broken heart, elle apprend la guitare, traçant une voie entre soul et folk. En filigrane, une multitude d’influences, musiques africaines, rock et musique symphonique en tête. Sur ce disque, comme sur son second opus The Wrong Kind of war, transparaît aussi une fascination pour les cordes, annonciatrice de son nouveau projet.

Avec Voodoo cello, Imany met le violoncelle, instrument aux multiples possibilités, au cœur de sa musique. « Parfois, on a l’impression qu’ils peuvent être des cuivres ou des guitares électriques, comme s’ils étaient hantés » dit-elle. L’artiste conçoit elle-même ce spectacle, s’entourant du chorégraphe Thierry Thieû Niang et du styliste Olivier Rousteing, et signe les arrangements d’un répertoire entièrement composé de reprises. Elle transforme des titres de Radiohead, des Beatles ou de Bonnie Tyler, leur apportant tantôt un groove, tantôt une intensité inattendue, pour un répertoire sans cesse changeant mais qui touche toujours au cœur. « Je ne peux pas chanter des paroles que je ne peux pas défendre » explique Imany. La chanteuse aborde la sororité (Wild World), le racisme (Black Little Angels), la nocivité capitaliste (Les Voleurs d’Eau) ou les ravages de la drogue (The A Team), et nous envoûte autant par sa personnalité et son charisme que par la qualité et la singularité de son interprétation.

Le 25 septembre à 20h, Grand auditorium

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