Iwona Sobotka©Michal Heller

Deux œuvres de Richard Strauss et une de Richard Wagner. C’est ce qui attend l’auditoire de la Philharmonie Luxembourg lors de la soirée du 7 février, qui sera traversée par la voix de la soprano polonaise Iwona Sobotka. Le tout sous la direction de son compatriote et réputé chef d’orchestre Marek Janowski.

La Pologne sera bien représentée le vendredi 7 février à la Philharmonie Luxembourg. La prestigieuse institution accueillera en effet, pour la première fois, le renommé chef Marek Janowski, qui fit notamment les beaux jours de l’Orchestre philharmonique de Radio France (lire ci-dessous). Outre les trois œuvres mises à l’honneur, toutes empruntées au répertoire allemand, cette soirée portée par l’Orchestre philharmonique du Luxembourg fera également entendre la voix de la soprano Iwona Sobotka. La grande gagnante du Concours musical international Reine Elisabeth, prix obtenu en 2004 à Bruxelles, interviendra dans le 2e acte pour interpréter les Quatre derniers Lieder de Richard Strauss. Décrit par Nicolas Slonimsky [chef d’orchestre et compositeur américain d’origine russe, mort en 1995] comme « le noble couronnement de son inspiration romantique », ce cycle de 4 chants est en quelque sorte le testament musical du compositeur né à Munich, qui l’a composé en 1948, alors qu’il était âgé de plus de 80 ans (il mourra un an après). Véritable leçon de bonheur, ces 4 poèmes écrits par Josef von Eichendorff et Hermann Hesse exhale une grande nostalgie où la voix féminine chante l’être aimé.

Une autre des pièces de Richard Strauss, la Symphonie Domestique, présentée pour la première fois au Carnegie Hall de New York en 1904, ponctuera cette soirée de prestige sur une note intimiste. Cette composition, qu’il dédiera à sa femme et son fils Franz, s’inspire en effet de son vécu – et plus précisément de sa famille – comme il l’avait fait avec Une vie de héros (1898 – 1899). Ceux que ça intéresse noteront qu’une conférence sur la musique de Strauss sera donnée en amont du concert (19h15), en français, par Mathieu Schneider dans la Salle de Musique de Chambre.

Un autre Richard, Wagner de son patronyme, sera également au programme le 7 février, et c’est même lui qui ouvrira les festivités, avec là encore une dimension autobiographique. L’œuvre proposée – l’Idylle de Siegfried – fait écho à une période très heureuse de sa vie. Le natif de Leipzig a en effet composé cette pièce en 1969, année durant laquelle il devînt père pour la 3e fois (d’un garçon qu’il baptisera Siegfried). L’année suivante, le 25 août plus précisément, il épousait Cosima, la ville du pianiste et compositeur Franz Liszt. C’est pour elle qu’il a écrite cette pièce empreinte de sérénité et de paix, qu’il lui a offerte en cadeau.

Le vendredi 7 février, à 20h
Grand Auditorium
www.philharmonie.lu

Baptême d’un soir…

Le 7 février marquera le baptême du réputé chef d’orchestre polonais Marek Janowski à la barre de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg. Le natif de Varsovie a construit une grande partie de sa carrière en Allemagne, où il a grandi. L’ancien directeur musical d’Aix-la-Chapelle et de Cologne a multiplié les collaborations à travers la planète, sur les plus prestigieuses scènes lyriques. Passionné par Richard Wagner et les œuvres symphoniques, le maestro de 80 ans – qui a étudié les mathématiques avant de bifurquer vers la musique – est depuis 2018 le chef principal de l’Orchestre philharmonique de Dresde, qu’il avait déjà dirigé de 2001 à 2003. Son expérience la plus importante est sans conteste celle qui l’a conduit à la tête de l’Orchestre philharmonique de Radio France, de 1984 à 2000. Marek Janowski compte aussi plusieurs disques à son actif, dont la fameuse tétralogie de Wagner, Der Ring des Nibelungen, avec la Stadtskapelle de Dresde.