theatre-Élisabeth-I (©-Csaba-Meszaros)Du côté du théâtre en costume, mais déjanté, deux spectacles : Le Jour du grand jour, des Dromesko, et Elisabeth 1er, mis en scène par le hongrois Rémusz Szikszai. Igor Dromesko et sa compagne Lily débarquent à nouveau à Passages. Avec leur famille, leurs musiciens et danseurs, et leurs animaux ! Le tout pour raconter la vie, la mort, les cérémonies qui marquent ces étapes. Dans leur théâtre de bois, ils vous attendent pour ces ritournelles passagères de l’existence, ces instantanés toujours recommencés, toujours renouvelés, du mariage à l’enterrement. Avec poésie et ironie, comme la vie.

Quant à Elisabeth 1er, de la compagnie hongroise Vadli, elle, ou il, allez savoir… s’interroge sur les rapports entre artistes et pouvoir. Au temps de Shakespeare où les hommes seuls sont autorisés à jouer la comédie, on n’aime pas ceux qui retroussent les jupons du théâtre. La troupe est chassée, censurée, et se déplace, raillant ce pouvoir britannique sclérosant. Grotesque, farcesque, Élisabeth 1er interpelle, indirectement, la Hongrie et son gouvernement, aujourd’hui, sur la liberté de parole des artistes indépendants.