(©DR)

Ça chauffe entre la Grèce et l’Autriche. Cette dernière reproche en effet à la Grèce d’être une passoire et de ne pas faire le nécessaire pour limiter l’afflux de migrants. Un commentaire que n’a guère goûté Athènes qui, fin février, a rappelé son ambassadrice à Vienne pour des « consultations ». Si l’Autriche parle fort, elle a également durci les conditions d’entrée sur son territoire. Elle applique des quotas tant en ce qui concerne le nombre de demandes d’asiles acceptées qu’en en ce qui concerne les autorisations de traverser son territoire. De son côté la Grèce réclame de l’aide pour pouvoir faire face au flot de migrants qui est toujours important. Depuis début janvier, plus de 102 000 migrants ont rejoint ce pays par la Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrants (OIM). Des tensions, il y en a d’autres. Avec la Turquie qui, aux yeux des dirigeants européens, ne fait pas le nécessaire pour fermer les vannes. Avec différents pays de l’Est qui ont fermé leurs frontières, notamment la Macédoine, ce qui, là encore complique le travail des Grecs puisque des milliers de migrants sont du même coup bloqués en Grèce. Bref, l’entente au sein de la famille Europe et des pays environnants, n’est pas au beau fixe. Même la Belgique a jugé bon de renforcer les contrôles aux frontières par crainte de voir débarquer les migrants de la jungle de Calais.