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L’Insee Grand Est a fait un zoom sur l’impact de la crise sanitaire sur l’économie régionale. La situation n’est pas reluisante mais l’économie n’a jamais été au point mort.

Selon l’Insee, les dispositions prises pour faire face au Covid-19, ont impacté l’économie régionale à hauteur de 31,5 %, soit un tout peu moins qu’à l’échelon national (-32,8%). Dans la région, c’est le Haut-Rhin qui connait la perte d’activité la plus importante en termes de pourcentage avec -34,7 %. Tous les secteurs d’activités ne sont pas logés à la même enseigne. Certains se sont retrouvés totalement à l’arrêt. C’est le cas des restaurants, des cafés ou de l’hôtellerie. On peut aussi ajouter la quasi-totalité des entreprises actives dans le monde du sport, de la culture ou bien encore de l’évènementiel (+ de 80 % de baisse d’activité, Insee). Pour ces dernières, la reprise pourrait d’ailleurs se faire attendre quelques mois encore, ô grand dam des entreprises comme des intermittents du spectacle. La construction et les transports ont également été sérieusement impactés (-75 % d’activité pour la construction, selon l’Insee) mais ces secteurs ont déjà redémarré, en partie en tout cas. Comme le souligne l’Insee, l’économie régionale est loin d’avoir été à l’arrêt total. Ce sont « deux tiers » de l’activité qui ont continué, dans le secteur public comme privé, à tourner. Les services à la personne, la santé, les entreprises de transformation de produits agricoles ou bien le monde agricole sont autant de secteurs qui ont fonctionné quasi-normalement. Certains métiers, notamment des producteurs agricoles, ont tourné à plein régime, voire mieux qu’en période « normale », en adaptant leur offre (livraison, par exemple) aux conditions du confinement. L’Insee indique d’ailleurs que les départements plus « ruraux », avec un secteur agroalimentaire plus important, enregistrent des baisses d’activité (globales) moins importantes. C’est le cas de l’Aube, de la Marne et de la Meuse. Bien entendu, les pertes enregistrées (et qui s’accumulent encore pour certaines entreprises) auront une incidence forte sur les résultats économiques de l’année et donc sur les investissements et l’emploi. Le déconfinement ne marque pas la fin de la crise, tant sanitaire, que sociale et économique. Loin de là.