AFPA Thionville/Yutz© DR

Avec des pertes cumulées de plus de 700 millions d’euros entre 2012 et 2016,  l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) est contrainte de trancher dans le vif. Des fermetures sont annoncées dans la région.

L’Afpa a annoncé la fermeture de 38 centres de formation à travers toute la France et la suppression de 1 541 postes en CDI d’ici 2020. Plusieurs centres sont concernés dans le Grand Est. S’il est prévu de réduire la voilure à Remiremont ou Golbey il est question de supprimer ceux de Reims (Marne), Soultz-sous-Forêts (Bas-Rhin), Romilly (Aube), Thionville-Yutz et Faulquemont, en Moselle. Spécialisés dans les secteurs de l’automobile, de la logistique et de la sécurité, les centres mosellans répondent pourtant à une vraie attente. « Dans les prochains mois c’est plus d’un milliard d’euros qui sera injecté dans l’économie mosellane suscitant la création de plusieurs milliers d’emplois. Les besoins en formation sont et seront en forte hausse. Il est donc totalement incompréhensible de voir disparaître un acteur essentiel de cette filière », souligne Patrick Weiten, le président du Conseil départemental de la Moselle, via un communiqué. « Très attaché à la formation, je regrette l’annonce de la fermeture du centre AFPA de Thionville-Yutz. Je le regrette sur le fond car je mesure chaque jour à quel point la formation professionnelle est importante pour adapter la formation des personnes au tissu économique local. Je le regrette sur la forme car cette annonce est brutale pour les salariés concernés et parce que les élus locaux n’ont pas été concertés », souligne quant à lui Pierre Cuny, le maire de Thionville. Selon les premières annonces de l’Afpa, une centaine d’emplois seraient sur la sellette dans le Grand Est. Partout en France, les salariés de l’Afpa multiplient les assemblées générales et dénoncent cette réorganisation. Les négociations avec le personnel ont débuté et devraient durer plusieurs mois. Si l’Afpa supprime 1 541 postes, l’organisme a aussi annoncé vouloir créer 603 postes sur de nouvelles compétences et table sur 600 départs à la retraite.