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Dans un univers de fin de guerre empli de faux-semblants, une jeune allemande rencontre un soldat américain. Ils tombent éperdument amoureux l’un de l’autre mais les choses sont compliquées car il faut mentir. Le soldat fantôme roman de Jean-Guy Soumy aux éditions Robert Laffont.

En mars 1945, les Alliés marchent sur Berlin. En leur sein, avance le 23ème régiment. Une armée que personne ne semble connaître parmi les hommes et pour cause, cette armée est « fantôme ». Elle est composée de comédiens, de scénaristes, de techniciens du cinéma…. Sa mission est claire, elle doit leurrer les troupes d’Hitler en leur donnant l’illusion qu’elle a à faire à une armée composée de milliers d’hommes. « Du débarquement au franchissement du Rhin, les opérations des soldats Cecil B. DeMille, menée au milieu de combats bien réels, permettront de sauver trente mille vies ». Jeune Américain, Steven fait partie de ces illusionnistes. Alors qu’il est stationné au bord du Rhin dans l’attente d’une nouvelle mission, Steven rencontre Hanna. Hanna est allemande mais elle a fui Berlin quelques mois plus tôt, suite à la disparation de ses parents et de son frère. Francophile, elle s’est mise en tête de rejoindre Paris. Elle se retrouve au bord du Rhin car son oncle y vit. Un oncle qu’elle n’apprécie guère, d’ailleurs, car c’est un nazi convaincu. Bientôt, lui et sa femme seront arrêtés. Hanna se retrouve seule, dans la grande maison vide. C’est durant cette période, qu’elle rencontre Steven, un drôle de jeune homme, un peu bizarre… Entre les deux jeunes gens, c’est le coup de foudre. « Mais qu’est-ce qu’un amour fondé dès l’origine sur un terrible mensonge puisqu’en aucun cas, Steven ne peut révéler à Hanna qui il est réellement et doit s’inventer un autre ? ». Après Le Congrès, Le Silence (prix des lecteurs du Télégramme), La Promesse, L’Armée fantôme est le dix-septième roman de Jean-Guy Soumy, dont toute l’œuvre romanesque est publiée chez Robert Laffont.