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Le groupe Beirut, fondé par Zach Condon en 2006, entretient depuis son premier album, Gulag Orkestar, un appétit pour une folk music métissée et délicate qui va bien au-delà des références anglo-saxonnes traditionnelles du genre. The Flying club cup, sorti en 2007, multiplie les regards en direction de la chanson française d’antan : c’est aussi la première grande épopée livrée par ce musicien devenu, à peine 30 ans, l’un des hérauts de la folk actuelle au talent mondialement reconnu. La musique de Zach Condon est ballottée par le doute, en équilibre précaire permanent et c’est ce qui contribue à sa beauté, qui rayonne toujours entre ombre et lumière. Avec No no no, son cinquième album sorti l’an dernier, ce poète torturé se débarrasse d’un matériau accumulé depuis plusieurs années pour livrer un disque dépouillé, enregistré en trio pour piano en quelques semaines. Celui-ci renferme l’essence-même de sa musique et s’inscrit en douceur sous le signe de la continuité.

Le 6 juillet à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette
www.rockhal.lu