En suivant le grimpeur en solo intégral Alex Honnold dans son projet d’ascension hors-normes, Free solo arpente avant tout l’état d’esprit d’un homme dont l’engagement défie notre compréhension.

Que se passe-t-il dans la tête d’Alex Honnold ? C’est la question à laquelle tente de répondre Free solo, qui se penche sur la préparation de l’ascension par le célèbre grimpeur en solo intégral (sans protection ni système d’assurage) d’une paroi de 975 mètres du sommet El Capitan, réputée pour son extrême difficulté. L’ascension en elle-même ne représente qu’un gros quart d’heure d’images, tout à la fin des 1h40 que dure le documentaire. Ce dernier se concentre surtout sur la personnalité et l’entourage d’Alex Honnold dans les mois qui précèdent.

A travers une plongée dans l’enfance du grimpeur et de nombreux échanges avec Honnold, d’une franchise et d’une lucidité troublantes, Free solo tente de dresser le portrait d’un sportif hors du commun, et de cerner ses motivations. Son entourage semble être un poids plus qu’un soutien pour Honnold ; le film s’interroge notamment sur la possibilité de mener une relation amoureuse lorsque l’on entretient une telle passion. L’équipe de tournage, sa petite amie et même d’autres grimpeurs en solo intégral, tous ont peur. Alex semble surtout craindre pour ces derniers plutôt que pour lui-même ; une séquence où une IRM dévoile que le centre de la peur dans son cerveau ne réagit pas aux stimulations est éloquente… Le documentaire n’est pas non plus avare d’images superbes au sein du parc américain de Yosemite, dévoilant le terrible El Capitan et la nature environnante sous toutes ses coutures. Les amateurs d’images de nature sauvage, de psychologie et d’aventures humaines seront tous comblés par Free solo, un documentaire où les scènes d’intimité et de petites choses du quotidien alternent avec le monumental et l’impensable.

Free solo d’Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin, sur National Geographic

Disponible sur disneyplus.com