Avec Femmes de la Résistance 1940-1945, paru aux éditions du Rocher, Jean-Paul Lefebvre-Filleau rend hommage aux femmes de la Résistance via une série de portraits.

Lorsque la résistance de 1940-1945 est évoquée, des visages d’hommes viennent spontanément à l’esprit. Celui de Jean Moulin ou de Pierre Brossolette, notamment. Plus rarement des traits féminins. Or les femmes ont eu un grand rôle à jouer durant cette sombre période. « L’une d’entre elles, Germaine Tillion (qui est également une figure de l’ethnologie française), rappellera que, ‘en 1940, il n’y avait plus d’hommes. C’étaient des femmes qui ont démarré la Résistance’ ». Jean-Paul Lefebvre-Filleau s’attache à les faire sortir de l’ombre. Sur près de 700 pages, l’auteur « raconte » 206 résistantes. Elles ont été cheffes de réseau, adjointes à un chef de réseau, agentes de liaison, agentes de renseignement, convoyeuses, opératrices radio, hébergeuses de résistants ou d’enfants juifs, boîtes à lettres, rédactrices de tracts ou de journaux clandestins, assistantes auprès des familles des fusillés et déportés, saboteuses, combattantes des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et des Forces françaises libres (FFL) ou des Forces alliées. Certaines sont totalement inconnues du grand public, d’autres sont devenues célèbres comme Lucie Aubrac, Germaine Tillion ou bien encore Geneviève de Gaulle (Anthonioz) qui était la nièce du Général. Toutes ont en commun d’avoir été des femmes animées d’un grand courage et se sont impliquées afin d’engager la France sur le chemin de la liberté. Nombreuses y ont laissé la vie. Surnommé « le détective de l’histoire », Jean-Paul Lefebvre-Filleau est un ancien colonel de gendarmerie. Diplômé de l’université en droit, criminologie et théologie, il a publié une vingtaine d’ouvrages. Il est également chroniqueur historique et s’intéresse particulièrement à la Seconde Guerre mondiale. À noter, la Résistante Odile de Vasselot signe la préface de Femmes de la Résistance 1940-1945.