Le titre est suffisamment explicite. Avec ce dernier ouvrage, l’historien et écrivain Pierre Brasme a choisi de nous faire mieux connaître une trentaine de femmes d’origine lorraine, à l’incroyable destin. Certains noms sont restés célèbres comme celui de Marthe Richard, l’ancienne prostituée mais également espionne, qui a fait fermer les maisons closes. Il y a aussi Julie-Victoire Daubié qui, en août 1861, devient la première bachelière de France. On a beaucoup parlé d’elle, durant l’été dernier, le ministère de la Culture ayant décerné le label « Maisons des illustres » à sa maison natale, à la manufacture de Bains-les-Bains. Mais Pierre Brasme nous présente aussi Marianne Oswald, Alix Le Clerc ou bien encore la flamboyante Marie Marvingt. « Marie casse-cou », « l’infatigable globe-trotteuse » ou « La fiancée du danger », comme la presse l’appelait, fut pionnière de l’aviation, alpiniste hors-pair… Sportive de haut-niveau, elle parlait sept langues et fit des études de lettres et d’infirmière. Elle est décédée il y a 55 ans, cette année, à Laxou.

Aux éd. Le Papillon Rouge Éditeur