(© Merci Patron de François Ruffin)
La 19e édition du festival de films documentaires Le Réel en vue, organisé par le Centre Le Lierre, se tient du 18 au 20 novembre, à Thionville. Un rendez-vous à ne pas manquer pour s’ouvrir au monde mais également échanger, débattre ou se former à l’image, que l’on soit grand ou même petit.

Cinq films participent à la compétition documentaire de cette 19ème édition du festival Le Réel en vue. Des longs métrages qui pour certains d’entre eux, ont assurément marqué les esprits, cette année, à l’image du « Merci Patron » de François Ruffin. Compte tenu de la diversité des thèmes et des ambiances (voir encadré pour plus de détails), la compétition s’annonce de belle facture. La programmation alimentera aussi les débats et les discussions ce qui n’est pas anodin. « Le Réel en vue est un rendez-vous qui participe à créer du lien social tout en donnant à réfléchir », rappelle volontiers Annie Hackenheimer, coordinatrice et chargée de relations presse au Centre Le Lierre, l’organisateur du festival.

Le Réel en vue, ce n’est pas qu’une compétition de documentaires. De multiples rendez-vous attendent le public durant trois jours, en dehors des salles obscures, dans le cadre de son programme Ouvertures du regard. Différents ateliers et formations sont proposés avec, par exemple, une formation au documentaire et au numérique et une master class photo animée par la photographe Marion Gambin dont le travail fait également l’objet d’une exposition intitulée Nos vieux jours heureux, consacrée aux seniors qui ont choisi de vivre dans les « sun-cities », – ces petites villes réservées exclusivement aux retraités -, en Arizona.

De nombreuses rencontres avec des artistes et des professionnels du cinéma figurent également au programme. Parce que l’on réfléchit mieux le ventre plein et que c’est assurément plus agréable d’échanger autour « d’une tartine », un brunch thématique est notamment programmé dimanche 20 novembre, en présence du président du jury du festival dont le nom n’a pas encore été dévoilé à l’heure où sont écrites ces lignes.

Le jeune public sera, cette année encore, au rendez-vous, en tant que spectateur mais également « acteur ». Certains, formés à la lecture de l’image, intégreront le jury Jeunes qui décerne également un prix. D’autres, plus petits, iront visionner les films et participer aux échanges organisés dans le cadre de Docu-kid (samedi après-midi) ou à l’opération Jeune Image du Réel consacrée à la jeune création web TV et documentaire en Lorraine.

« Tous ont également accès aux formations et aux échanges. Notre action en direction de ce public s’inscrit dans la durée. Tout au long de l’année, nous accueillons des jeunes dans le cadre d’ateliers autour de l’image. Nous organisons également des ateliers scolaires de découverte multimédia, dans les écoles de Thionville », précise Thomas Guedenet directeur artistique et coordinateur du festival et en charge du multimédia au Centre Le Lierre. Les films vidéos, diffusés en avant première des films de la compétitions, ont été réalisés par les stagiaires de la master class qui se sera déroulée du 11 au 15 novembre au pôle multimédia sous la conduite d’une réalisatrice professionnelle Marine Ottogali.


5 FILMS EN COMPÉTITION

La sociologue et l’ourson d’Etienne Chaillou et Mathias Théry, Quark Productions

De septembre 2012 à mai 2013, la France s’enflamme sur le projet de loi du Mariage pour tous. Pendant ces neuf mois de gestation législative, la sociologue Irène Théry raconte à son fils les enjeux du débat. De ces récits nait un cinéma d’ours en peluches, de jouets, de bouts de cartons.

Dans ma tête un rond-point de Hassen Ferhani Centrale Électrique / Allers retours Films

Dans le plus grand abattoir d’Alger, des hommes vivent et travaillent à huis clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde.

Merci Patron de François Ruffin, Fakir / Mille et Une Productions

Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, risquant désormais de perdre sa maison. François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe alors à leur porte.

André et les Martiens de Philippe Lespinasse / C.P. Productions

André et les Martiens propose aux spectateurs, une promenade bouleversante, dans une proximité rare avec des artistes « bruts » ou outsiders qui travaillent de façon solitaire et construisent des univers qui renversent nos perspectives sur l’art. André Robillard, l’un des plus importants créateurs de l’Art Brut, joue les guides.

L’homme qui répare les femmes de Thierry Michel Les Films de la Passerelle

Le Docteur Mukwege est internationalement connu comme l’homme qui répare les milliers de femmes violées durant 20 ans de conflits à l’est de la République Démocratique du Congo. Sa lutte incessante pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les coupables, dérange.