Les effets du réchauffement climatique sont déjà visibles. On sait, par exemple, que le niveau de la mer a grimpé de près de 20 centimètres entre 1870 et 2000. « On voit aussi des lichens propres aux régions méditerranéennes prospérer en Lorraine. Plus de 28 000 oies cendrées ont hiverné en France en 2011 ; en 1968, on n’en avait compté que dix », peut-on lire sur le site internet Air Lorraine www.air-lorraine.org. Mais si la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre n’est pas assurée, la température moyenne de la planète pourrait augmenter de 5,3° au cours du siècle. Et les dégâts seraient alors terribles. La production agricole baisserait (alors que la démographie continuera d’augmenter), des zones animales disparaîtraient, ce qui fragiliserait des écosystèmes, les événements climatiques (tempêtes, cyclones, pluies torrentielles) se multiplieraient et des terres seraient noyées. Tous ces effets entraîneraient également d’importants mouvements de population ainsi que des famines et la propagation de maladies. Les populations les plus pauvres du monde, dans 49 pays, seraient les plus affectés par ce changement climatique. Selon le Forum humanitaire mondial, cela représente 325 millions de personnes.
Le budget alloué par l’État à l’organisation et à la préparation de la COP 21 est de 170 millions d’euros (avec un objectif de 15 à 20% de mécénat). Ce budget va permettre de mettre en place les conditions pour accueillir au mieux les 40 000 personnes attendues et offrir de bonnes conditions d’échange et de travail, le tout en veillant au respect de l’environnement (empreinte carbone limitée et compensée, gestion des déchets, utilisation de circuits courts et de transports collectifs, etc.). L’organisation de cette conférence va également alimenter l’économie locale et nationale : création d’activité et d’emplois dans les territoires, valorisation du savoir-faire et du patrimoine français, démonstration de la capacité de la France à accueillir de grands événements internationaux.