Kendji Girac © DR

Kendji Girac et Aya Nakamura ont fait vibrer la France chacun à leur façon : l’un avec ses tubes passionnés empreints de flamenco, l’autre avec sa gouaille et son allure de nouvelle princesse du R’n’B. Ils seront tous deux en décembre à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette pour communier avec leurs nombreux fans.

C’est dès l’adolescence que se dessinera le destin de Kendji Girac :  il choisit d’arrêter les études pour sa consacrer à la musique et est repéré en 2013 par l’émission de The Voice grâce à sa reprise du titre Bella de Maître Gims. Après avoir remporté le concours, il sort l’année suivante son premier album Kendji, qui, porté par le succès de « Color Gitano », « Andalouse » ou encore « Elle m’a aimé », se hisse à la première place des ventes en France pendant douze semaines et s’écoule à plus d’un million d’exemplaires. D’origine gitane andalouse, Kendji est inspiré depuis son plus jeune âge par la musique flamenca. Sa sincérité et son sourire désarmant en font la coqueluche du public français aussi bien sur scène que sur les plateaux télé, et son second album Ensemble rencontre un succès presque équivalent à celui de Kendji. Après une année d’absence il présente Amigo, troisième album qui poursuit dans la même veine : des histoires d’amitié, d’amour, des récits contant ses aspirations, ses origines et son histoire personnelle qui remplissent Bercy, les Zéniths et les petites salles dans toute la France. Avec ses chansons pensées pour rassembler un public de tous âges, Kendji Girac, qui a su colorer la chanson française de son identité gitane, est devenu l’un des jeunes artistes les plus appréciés de la scène nationale.

De son vrai nom Aya Danioko, Aya Nakamura a quant à elle bousculé le monde du R’n’B telle une princesse nubienne, marchant avec détermination sur les hommes tentés de la réduire au statut de femme-objet, à l’image du clip de sa chanson Djadja, certifiée disque de diamant après sa sortie en 2018. La jeune femme née au Mali a commencé sa carrière quatre ans plutôt, postant ses premières compositions sur Facebook, atteignant avec « Brisé » 13 millions de vues sur Youtube. Issue d’une famille de griots, les bardes d’Afrique de l’Ouest, elle rencontre encore le succès en ligne avec un duo avec le rappeur Fababy, Love d’un voyou avant de signer en 2016 chez Warner. Elle partagera bientôt la scène avec les artistes maliens les plus populaires à l’occasion de la Nuit du Mali à Bercy, avec Cheick Tidiane Seck, Lassana Hawa, Mokobé ou Oumou Sangaré, à qui elle a dédié une chanson. Depuis la sortie de Journal intime en 2017, disque d’or, puis Nakamura l’année suivante, qui la fait connaître du grand public notamment grâce à Djadja, elle multiplie les concerts à guichets fermés, et confirme que la musique française ne se porte jamais aussi bien que lorsqu’elle se teinte des multiples cultures qui font aujourd’hui son identité.

Aya Nakamura le 3 décembre,
Kendji Girac le 4 décembre
à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette
www.rockhal.lu